P7040015ACTUALITES

- Chine : hausse de plus de 20% du salaire minimum
Lefigaro, 19 août 2010. « Vingt-sept régions ont procédé à des revalorisations salariales depuis les grèves du printemps.
Une à une, chaque province de l’empire du Milieu revoit à la hausse son salaire minimum d’au moins 20%. Mercredi, c’est la province du Quinghai, dans le nord-ouest du pays, qui a annoncé qu’elle relèverait de 28,8% son salaire minimal mensuel en le portant à 770 yuans (85 dollars). C’est la vingt-septième autorité régionale à franchir le pas depuis les grèves déclenchées au printemps dans les usines des grandes entreprises comme Honda ou Foxconn. Une onde de choc qui a démarré dans les dynamiques régions côtières et devrait bientôt toucher les quatre dernières provinces pauvres de l’Ouest, selon le quotidien officiel China Daily.
Dans la province méridionale du Guangdong, la rémunération mensuelle minimale est passée de 660 à 1030 yuans, soit 119 euros. À Pékin, elle a été relevée de 20% à 960 yuans (111 euros) depuis juillet. Mais c’est à Shanghaï que le salaire minimum est le plus élevé, avec 1120 yuans (129 euros). Un changement de cap fondamental depuis le gel des salaires qui avait été imposé en novembre 2008 par les autorités centrales pour faire face à la récession mondiale. La reprise économique rapide avec un taux de croissance de plus de 10%, alliée à la pression sociale dans les usines, a convaincu les autorités de lâcher la bride.
Éviter un dérapage social
Rassurés par la capacité de rebond de l’économie qui est devenue le moteur de la croissance mondiale, les dirigeants chinois estiment que la priorité est désormais d’éviter un dérapage social en redistribuant du pouvoir d’achat. »

- La Chine est-elle vraiment la deuxième puissance économique mondiale ?
L’Expansion, 19 août 2010. « A
près avoir dépassé la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Chine est devenue, sur la foi des chiffres du PIB du printemps 2010, la deuxième puissance économique mondiale devant le Japon. L’Empire du Milieu « mérite-t-il » pour autant vraiment le statut de deuxième pays le plus important de la scène économique mondiale ? Il faut pour cela aller un peu plus loin que le traditionnel indicateur du produit intérieur brut, qui mesure la richesse nouvelle créée chaque année par un pays. Et observer d’autres baromètres. (…)
Mais c’est le paradoxe chinois, et une première historique: le deuxième pays qui créé le plus de richesses dans le monde est aussi un pays pauvre. Face à des PIB par tête de 46.000 dollars au Etats-Unis, de 41.000 dollars au Japon et de 40.000 dollars en France, la Chine ne génère que 4.200 par habitants. Le revenu moyen par habitant suit lui aussi la même logique à 3.800 dollars, ce qui place la Chine au 105ème rang mondial. Le pays compte encore 150 millions d’habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté. Du coup, l’indice de développement humain (IDH) qui prend en compte le PIB par tête, l’espérance de vie à la naissance et l’accès à l’éducation (taux d’alphabétisation et taux de scolarisation à tous les niveaux) plaçait le pays, en 2009, à la 92ème place mondiale alors que le Japon, lui, se situait à la 10ème place.
Du côté de la recherche, le pays n’a pas encore atteint les niveaux des grandes puissances. Même si elle fait jeu égal avec la France en se situant à la 22ème place, la Chine est loin derrière les quatre grandes puissances qui monopolisent les premières places d’après le classement des universités de Shangaï. De fait, la Chine ne fait pas partie des pays où les entreprises sont les plus innovantes. Elle est aussi pénalisée aussi par le manque d’expérience internationale de ses managers selon une enquête IMD.
Il faudra attendre au final 15 à 25 ans pour que la Chine devienne la première économie mondiale devant les Etats-Unis, mais au moins le double pour que les Chinois approchent le niveau de vie des Américains ».

- PIB : la Chine devant le Japon au deuxième trimestre
Lemonde, 16 août 2010. « Pour la dernière fois sans doute, les dirigeants japonais ont pu affirmer que le produit intérieur brut (PIB) nippon dépassait celui de la Chine et que leur pays demeurait la deuxième économie mondiale, derrière les Etats-Unis. Ils ont calculé le 16 août qu’au premier semestre, le PIB japonais avait atteint 2578,1 milliards de dollars (2012,5 milliards d’euros) et celui de la Chine 2532,5 milliards de dollars.
Cela dit, compte tenu des rythmes de croissance des deux pays, l’Archipel devrait être devancé par la Chine sur l’ensemble de l’année 2010. Déjà entre avril et juin, le PIB nominal chinois, à 1336,9 milliards de dollars, a dépassé celui du Japon, à 1288,3 milliards de dollars. (…)
Mais le changement dans la hiérarchie des économies mondiales reste inéluctable. « 
C’est l’ultime étape pour la Chine avant les Etats-Unis, estime Claude Meyer (…). C’est aussi une forme de revanche, notamment à l’égard du Japon » .« 

- Chine : un pollueur décidé à être le leader des technos vertes
La Tribune, 17 août 2010. « Pékin a investi massivement dans les énergies propres et fermé des milliers de centrales très polluantes. Les technologies propres sont un impératif et un business à conquérir.  Après le temps des grandes promesses écologiques vient celui des représailles et des correctifs en Chine. En mai, le ministère de l’Écologie a tapé du poing sur la table en punissant sévèrement treize entreprises et gouvernements locaux qui n’avaient pas rempli leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Dazhou Steel Group, dans la province du Sichuan, a ainsi vu ses activités stoppées. Après une série de scandales, Pékin a révisé sa loi sur les énergies renouvelables en décembre 2009. Beaucoup de provinces avaient investi massivement dans des éoliennes pour profiter des aides de la Chine mais sans les raccorder au réseau électrique. Le 20 juillet, un officiel a annoncé que le prochain plan quinquennal impliquerait un investissement direct de 5.000 milliards de yuans (573milliards d’euros) pour le développement des énergies renouvelables, du charbon propre, d’un réseau électrique rationnel et de la voiture verte. »

- Découvrez comment l’économie chinoise domine le monde depuis l’an… 1500
La Tribune, 17 août 2010. « Au deuxième trimestre, le PIB chinois a dépassé celui du Japon, premier signe tangible de son accession au rang de deuxième économie mondiale cette année derrière les Etats-Unis. En juillet, les investissements directs étrangers et les prix de l’immobilier en Chine ont continué à grimper. Mais sur une longue période, c’est la place d’économie mondiale numéro un que Pékin a occupée. En moins de trois décennies, la Chine s’est imposée comme une « superpuissance économique ». Et le passage du relais que constitue l’annonce d’un PIB au deuxième trimestre supérieur à celui du Japon en est un symbole supplémentaire, car la République populaire devrait peser pour un tiers de la croissance mondiale cette année.(…)
« Au rythme de développement actuel, la Chine pourrait bien rattraper les États-Unis dans les cinq à sept prochaines années pour devenir le premier producteur mondial de biens manufacturés », indique une étude de l’OCDE, présentée au China Development Forum en mars à Pékin. L’accession au trône pourrait donc arriver bien avant 2050. Au-delà des pronostics, cette ascension n’est pas une véritable surprise, tant l’absence dans l’économie mondiale de la Chine durant quelques décennies constitue une exception à l’échelle historique. En effet, l’empire du Milieu a dominé l’économie de la planète des années 1500 jusqu’au milieu des années 1800. C’est précisément cette richesse qui avait suscité les convoitises des puissances occidentales, qui ont eu recours à la force pour s’emparer et dominer ce vaste territoire (…). « 

- Pékin tente d’évaluer la résistance de son économie à un krach immobilier
Lemonde, 8 août 2010. « Les banques chinoises et un certain nombre d’industries exposées au secteur immobilier telles que l’acier et le ciment vont être soumises à une nouvelle série de tests de résistance par les autorités de régulation chinoises : ces tests envisageraient un krach immobilier de 60 % dans sept des plus grandes villes chinoises (dont Pékin, Shanghaï et Shenzhen), selon la presse économique locale.
L’initiative, qui fait suite aux mesures prises en avril pour décourager les achats spéculatifs d’appartements, pourrait signaler que les autorités chinoises souhaitent davantage refroidir ce secteur en surchauffe. Les prix de l’immobilier dans les villes chinoises étaient toujours en hausse de 11,4 % au mois de juin par rapport au même mois de l’année précédente.
La formidable expansion de la construction en Chine nourrit les interrogations sur l’étendue de la bulle chinoise, sa volatilité et sa vitesse de progression. Andy Xie, l’ancien analyste en chef pour la Chine de Morgan Stanley et désormais chroniqueur du magazine en ligne Caixin, y voit une bulle de « quantité », et non de « prix » : « 
Ce qui distingue la bulle immobilière chinoise, c’est la quantité sans précédent d’espace d’habitation disponible. Ce surplus colossal d’appartements vides représente la « bulle quantitative » que traverse la nation », écrivait-il. (…) »

- La Chine prône l’efficacité énergétique à marche forcée
Actu Environnement, 10 août 2010. « 
Alors qu’elle vient d’être intronisée premier consommateur d’énergie de la planète par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Chine cherche à « améliorer la qualité et l’efficacité de sa croissance ». Sa méthode ? Ordonner la fermeture des usines les plus vétustes dans les secteurs les plus énergivores.
Au total, 2.087 sociétés qui produisent de l’acier, du charbon, du ciment, de l’aluminium, du verre et d’autres matériaux devront fermer leurs installations d’ici la fin septembre, a indiqué le ministère de l’Industrie et des technologies de l’information. Dans le cas contraire, celles-ci pourraient voir leurs prêts gelés, de nouveaux projets refusés ou encore leur électricité coupée.(…)
Selon l’AIE, la Chine a consommé 2.252 millions de tonnes équivalent pétrole en 2009, soit 4 % de plus que les États-Unis. La Chine, tout en démentant ces chiffres, a admis que son efficacité énergétique (quantité d’énergie consommée par unité de produit intérieur brut), s’était légèrement dégradée au cours du premier semestre 2010, une première depuis quatre ans. Entre 2006 et 2009, la consommation d’énergie par unité de PIB avait diminué de 14,38 %, selon l’agence officielle Chine nouvelle. »

- Petits signes de ralentissement de l’économie chinoise en juillet
La Tribune, 11 aout 2010. « La croissance des investissements et de la production industrielle en Chine ont encore décéléré en juillet. Les ventes au détail ont de leur côté augmenté moins qu’attendu, apportant un nouveau signe d’un ralentissement de la demande intérieure.
La croissance de la production industrielle chinoise a ralenti à 13,4% le mois dernier en rythme annuel, contre 13,7% en juin (…). De son côté, depuis le début de l’année, la croissance des investissements en actifs fixes a ralenti à 24,9% contre 25,5%, alors que les prévisions anticipaient une hausse de 25,2%. (…) Pour l’ensemble de l’année, les économistes jugent que la croissance du produit intérieur brut devrait être supérieure à celle de l’année dernière, alors de 9,1%. »

-La Chine exporte toujours plus
La Tribune, 10 août 2010. « L’excédent commercial chinois a atteint en juillet son plus haut niveau en 18 mois. Une performance qui n’était pas attendu et va relancer la polémique sur la sous-évaluation du yuan, la monnaie chinoise.
Les exportations ont bien résisté et même progressé de 38,1% par rapport à l’année précédente pour atteindre un record de 145,5 milliards de dollars (110 milliards d’euros). (…) Les importations, en revanche, ont affiché un recul inattendu, conséquence probable des efforts de Pékin pour freiner la spéculation immobilière et éliminer des capacités obsolètes dans le secteur manufacturier. La croissance annuelle des importations a ralenti à 22,7%, contre 34,1% en juin (…) La Chine affiche un excédent commercial de 28,7 milliards de dollars en juillet, le plus élevé depuis janvier 2009, contre 20 milliards de dollars en juin. (…) »

- Apple préparerait sa première acquisition en Chine
La Tribune, 6 août 2010. « Apple est en discussions en vue du rachat du fabricant chinois de logiciels Handseeing (…). Ce serait la première acquisition en Chine du fabricant de l’iPhone et l’iPad. (…)
 Handseeing (…) basée dans la province du Sichuan (…) conçoit des jeux en ligne basés sur le folklore chinois. Apple dispose de deux points de vente en Chine, l’un à Pékin et l’autre à Shanghai. Le groupe a dit être bien parti pour disposer de 25 magasins dans le pays d’ici la fin de l’année prochaine. L’iPhone est commercialisé en Chine via l’opérateur mobile China Unicom.
Apple peut compter sur un trésor de guerre de près de 46 milliards de dollars (35 milliards d’euros), une somme qui représente environ un cinquième de sa capitalisation boursière, pour des opérations de croissance externe dans lesquelles le groupe ne se lance que très rarement. »

- L’édition numérique en plein essor en Chine 
Technaute, 4 août 2010. « Les jours du livre en papier sont comptés, en Chine, à en croire les chiffres publiés par le gouvernement central, qui montrent que de plus en plus de lecteurs se tournent vers l’édition numérique.
L’administration centrale chargée de la presse et de l’édition en Chine a indiqué qu’en 2009, pour la première fois, la valeur de l’édition numérique a dépassé celle de l’édition traditionnelle. Internet, les livres électroniques et les logiciels de lecture sur ordinateur ou téléphone portable plaisent davantage aux lecteurs que le papier.
Les ventes de livres en version numérique ont atteint 79,9 milliards de yuans (environ 12 milliards de dollars canadiens) en 2009, et ce chiffre devrait augmenter en 2010. Un sondage (…) montre que près d’un tiers des habitants de Chine continentale âgés de 18 à 70 ans utilisaient en priorité le format numérique pour lire. Chez les moins de 29 ans, ce chiffre atteint 50% (…)  91% des 20 000 personnes interrogées (…) affirment qu’elles n’achèteraient pas de livres imprimés si elles pouvaient en trouver en version numérique.  »

- Des bus qui circulent sur les voitures
20 minutes, 5 août 2010. « La Chine va se doter d’un transport public hors du commun: un bus qui évite la congestion routière en circulant au-dessus des automobiles (…). Le projet de bus prénommé «3D Express Coach» prévoit un véhicule de grandes dimensions, de 4,5 mètres de haut avec deux niveaux de passagers, capable de littéralement survoler les voitures en exploitant les espaces latéraux de la chaussée laissés libres. Selon ses concepteurs, il permet de réduire de 20 à 30% les ralentissements de la route (…). Si cela a tout l’air d’une idée intéressante, il reste néanmoins à savoir comment réagiront les automobilistes lorsqu’ils se verront dépasser de tous les côtés par ce nouveau type de transport public. »

- Le club de Liverpool intéresse un investisseur chinois
Capital, 3 août 2010. « Le Liverpool FC va-t-il battre pavillon chinois ? Un investisseur de Hong Kong, Kenneth Huang, discute actuellement d’une transaction avec les dirigeants du club de football. Il serait prêt à racheter l’intégralité de la dette, qui culmine à 237 millions de livres sterling (286 millions d’euros).
Le milliardaire chinois chercherait à conclure l’affaire avant la clôture du marché des transferts à la fin du mois, afin d’acheter de nouveaux joueurs. Consolider l’effectif semble inévitable pour mettre un terme aux résultats décevants de l’équipe (…). »

 - Shanghai, source inépuisable de mystère pour Qiu, auteur de policiers
Lemonde, AFP, 3 août 2010. « Pour l’auteur de romans policiers chinois Qiu Xiaolong, exilé aux Etats-Unis, chaque visite dans sa ville natale de Shanghai apporte de nouveaux mystères sur les transformations de la Chine qui alimenteront son oeuvre. Depuis son dernier séjour en octobre, la métropole de l’Est a vu le Bund, son boulevard emblématique, entièrement refait, son métro étendre sa toile et l’immense site de l’Exposition universelle surgir de terre. « Tant de choses arrivent en Chine. Vous revenez et vous trouvez la matière pour écrire », explique à l’AFP l’auteur (…) .
Son amour des histoires de détective remonte à ses 14 ans, lorsque, en pleine Révlution culturelle, il lisait une copie jaunie des histoires de Sherlock Holmes en chinois, une oeuvre interdite qu’il dissimulait dans une couverture rouge.
« Les gens voyaient une couverture rouge et imaginaient que c’était le livre du président Mao (…) Mais non, c’était Sherlock Holmes ! » Dans son dernier roman, Qiu évoque l’environnement: l’inspecteur Chen mène l’enquête sur le lac Tai, un lieu touristique renommé pour la pureté de ses eaux mais touché par une pollution aux algues après des déversements de déchets par des usines. Pour l’inspecteur, la question n’est pas seulement affaire de chimie, mais plutôt: combien faut-il que l’époque soit devenue obsédée par le profit pour en arriver là. La Chine a bien changé. « Quand je lisais Sherlock Holmes, j’étais sûr que ce serait impossible de lire un jour ouvertement ce livre », dit Qiu. « Et quelque chose comme l’Expo aurait largement dépassé les rêves les plus fous ». »

- Nouveau signe d’une croissance limitée en Chine
La Tribune, 2 août 2010. « L’indice HSBC des directeurs d’achat en Chine indique pour la première fois une contraction d’activité attendue. Point positif : cela devrait inciter Pékin à relacher ses mesures anti-surchauffe.
Selon une étude de la banque HSBC, la production industrielle a reculé en Chine pour la première fois en 16 mois.
Son indice PMI des directeurs d’achat passe de 50,4 en juin à 49,4 points en juillet. Il passe ainsi pour la première fois sous le seuil de 50 points qui sépare croissance de contraction d’activité.
« 
Cela indique que la production manufacturière a continué à ralentir le mois dernier, reflétant l’effet combiné du resserrement du crédit, du refroidissement du secteur immobilier et de mesures pour réduire la capacité des secteurs gourmands en énergie« , selon l’économiste en chef de HSBC, Qu Hongbin.
Seul côté positif, ce ralentissement pourrait entraîner la fin des mesures anti-surchauffe prises par le gouvernement. »

- La Chine 2ème économie mondiale?
Lefigaro, AFP, 30 juillet 2010. « 
La Chine a détrôné le Japon comme deuxième économie mondiale, a affirmé un haut responsable de la Banque centrale chinoise, dans une interview publiée aujourd’hui. Yi Gang, un vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise et numéro un de l’Administration d’Etat des changes, n’a cependant pas expliqué comment il était arrivé à cette conclusion. (…)
La Chine a réussi à faire face à la crise grâce à un plan de relance géant de 4.000 milliards de yuans (586 milliards de dollars) et à des prêts bancaires qui avaient presque doublé pour atteindre en 2009 quelque 9.600 milliards de yuans.
Son taux de croissance a été de 10,3% au deuxième trimestre et de 11,1% au premier semestre 2010.
Sur les six premiers mois, le PIB chinois s’est élevé à 172.840 milliards de yuans, selon le Bureau national des statistiques, soit 25.324 milliards de dollars, selon le taux de change moyen mensuel de la Banque centrale. Le Japon doit publier son chiffre du PIB pour le premier semestre à la mi-août. »

- Le rachat d’actifs d’EDF augure d’autres acquisitions asiatiques
Le Nouvel Obs, 30 juillet 2010.  « Le rachat par le milliardaire hongkongais Li Ka-shing des réseaux de distribution électriques d’EDF au Royaume-Uni laisse à penser que des investisseurs asiatiques pourraient mettre la main sur des actifs semblables, estiment des analystes.
Un consortium rassemblant Cheung Kong Infrastructure et Hong Kong Electric a offert 5,8 milliards de livres (6,9 milliards d’euros) pour les trois réseaux mis en vente par le français (…).
« Le prix déboursé suggère que la Chine considère le Royaume-Uni comme un marché attractif et stable à conquérir. Cela montre l’étendue des capitaux en provenance d’Asie disponibles (…) », explique Andy Cox de KPMG. (…) « Le prix élevé proposé par le consortium hongkongais pourrait précipiter de telles cessions ».
« Je ne pense pas qu’il y ait un propriétaire d’actifs de réseaux de distribution en Grande-Bretagne qui ne chercherait pas à vendre ses actifs pour ce montant », explique Lakis Athanasiou, analyste chez Evolution Securities.
« C’est peut-être une tendance qui s’amorce. On a déjà vu cela dans le pétrole et le gaz en Europe », ajoute Andy Cox. »

- La Chine autorise la parution d’un rapport critique du FMI sur son économie
AFP, 28 juillet 2010. « La Chine a autorisé le Fonds monétaire international (FMI) à publier jeudi, pour la première fois depuis 2006, un rapport complet de ses services sur son économie, qui révèle des divergences entre les services du FMI et Pékin sur la politique de change. (…) Globalement élogieux sur la réponse des autorités face à la crise, ce document estime que « la croissance est bien installée » en Chine et reconnaît « les efforts importants » consentis par le pays pour rééquilibrer son économie en faisant reposer davantage sa croissance sur la consommation intérieure.
Le rapport identifie également une bulle immobilière en cours de formation, contre laquelle il appelle à des « actions préventives », et encourage les autorités à continuer sur la voie du rééquilibrage de la croissance.
Les autorités « prévoient de continuer de calibrer leur politique de manière à empêcher un retour aux gros excédents, reconnaissant que le niveau élevé de l’excédent commercial observé en 2007 n’était tout simplement pas viable », ajoute le rapport.
Le document juge que « l’inquiétude » de voir une hausse du yuan avoir des effets négatifs sur la croissance et l’emploi chinois est « justifiée », mais que ceux-ci devraient être « modérés ».

Energies propres : La Chine annonce 575 milliards d’euros d’investissement dans les énergies propres
La Tribune, 21 juillet 2010. Pékin vient d’annoncer un plan d’investissements pharaonique dans les énergies propres pour 2011-2020. La Chine a déjà dépensé 34,6 milliards de dollars dans ces énergies en 2009, en hausse de 50% en glissement annuel. [...] Les fonds serviront à développer le nucléaire, l’éolien et la biomasse, a expliqué Jiang Bing, responsable de la planification et du développement, selon un compte-rendu publié sur le site Internet du gouvernement. Ils seront également consacrés aux technologies du « charbon propre » et à l’amélioration des réseaux électriques.

- La Chine premier consommateur d’énergie au monde ?
La Tribune, 21 juillet 2010. « Selon l’Agence international de l’Energie, la consommation d’énergie des Chinois en 2009 a dépassé de 4% celle des Américains. Pékin s’insurge et remet en cause la fiabilité de ces données. [...] Loin de se féliciter de cette nouvelle, Pékin s’est empressé de la démentir. « Nous pensons que l’AIE ne comprend pas totalement la situation chinoise, en particulier, les efforts réalisés par la Chine en économies d’énergie, en réductions d’émission (de gaz carbonique) et dans le développement de nouvelles sources d’énergie » a expliqué un porte-parole de l’Administration chinoise de l’énergie. »

- Agricultural Bank of China pourrait lever en Bourse le montant record de 22,2 milliards de dollars
La Tribune
, 7 juillet 2010. « Agricultural Bank of China (AgBank), troisième banque de Chine, a levé 10,5 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros) dans le cadre de son introduction en Bourse à Hong Kong, selon l’agence Reuters. (…)
L’actuel record pour une introduction en Bourse est détenu par une autre banque chinoise, ICBC, qui avait levé 22 milliards de dollars en 2006. »

- Taiwan sous influence : les risques du rapprochement Pékin-Taipei
Le Monde
, 3 juillet 2010. Par Jean-Pierre Cabestan, professeur de sciences politique, Tanguy Le Pesant, maître de conférences.
« La signature, mardi 29 juin 2010, d’un accord-cadre de coopération économique (Economic Cooperation Framework Agreement ou ECFA) entre Pékin et Taipei marque une nouvelle étape dans la libéralisation des échanges économiques mais aussi du rapprochement politique entre les deux rives du détroit de Formose. (…)
Il est clair que, sur le plan commercial, cet accord est globalement favorable à Taiwan. La plupart des secteurs économiques de l’île vont profiter des suppressions des droits de douanes introduites (pétrochimie, informatique, fret, etc.).
Cependant, l’ECFA doit aussi être perçu comme un accord politique qui, à défaut de la négociation d’un traité de paix ou de mécanismes de construction de la confiance, symbolise un rapprochement sans précédent entre Pékin et Taipei. Présenté de part et d’autre comme une grande victoire, il accélère une intégration économique entre les deux rives du détroit qui n’est pas sans risques pour Taiwan. (…)
De fait, les objectifs du PC chinois restent non seulement, grâce à la mise en œuvre d’une habile politique de front uni, l’  »hongkongisation » économique et politique de Taiwan mais aussi le désarmement, la neutralisation progressifs de l’île. Pékin espère que de plus en plus sous influence, Taiwan aura perdu l’esprit de défense dont elle aurait besoin pour maintenir son indépendance de fait et donc pour choisir librement son avenir.
Affichant un soutien officiel à la détente entre Pékin et Taipei, Washington est inquiet de la tournure que prend le rapprochement actuel. En effet, alors que l’ensemble de l’Asie – du Japon à l’Inde en passant par Corée du Sud et l’ASEAN – se prémunit contre le risque de sécurité nouveau que présente la montée en puissance de la Chine et de son outil militaire, Taiwan, quoique protégé par les Etats-Unis, donne l’impression d’avoir perdu tout esprit de résistance face au plus puissant pays autoritaire du monde. Combien de temps pourra continuer ce jeu d’équilibrisme ?’

- Chine: taux de croissance révisé pour 2009, plus de 9%
AFP, Le Parisien, 3 juillet 2010.  » La Chine, troisième économie mondiale qui a bien résisté à la crise, a révisé à la hausse son taux de croissance en 2009 à 9,1%, se rapprochant un peu plus du Japon, la deuxième. Cette révision du chiffre précédent (8,7%) intervient avant la publication des statistiques du deuxième trimestre attendues mi-juillet. (…)
Inquiètes des risques de bulles immobilières et d’une explosion des créances douteuses des banques, le gouvernement a mis un frein sur le crédit et les investissements immobiliers.La plupart des économistes estiment que l’économie chinoise a ralenti au deuxième trimestre en raison de ces politiques restrictives et d’un ralentissement de l’activité manufacturière. Pour l’économiste de la Royal Bank of Scotland, Ben Simpfendorfer, le taux de croissance devrait être de 11,1% sur cette période.
Le Premier ministre Wen Jiabao s’est félicité cette semaine de la tendance de l’économie chinoise, assurant vouloir maintenir un développement rapide et stable.
Elle
« va dans la direction prévue, sous le contrôle macroéconomique » du gouvernement, a-t-il dit. »

- Chine : croissance meilleure que prévu en 2009 mais quid de 2010 ?
Reuters, 2 juillet 2010. « La Chine annonce pour 2009 une croissance de 9,1%, supérieure aux attentes. Mais elle pourrait décevoir cette année. »

- Pékin cherche à stimuler la société de consommation
Le Monde, 2 juillet 2010. « Après une croissance explosive de 11,9 % en rythme annuel au premier trimestre 2010, la dynamique chinoise menace de s’essouffler. En cause : un modèle de développement encore trop focalisé sur l’industrie aux dépens de la consommation. (…)
Les dépenses d’investissement représentent près de la moitié du PIB chinois, c’est trop, on atteint la limite », estime Xu Bei, économiste chez Natixis. Pour éviter la surchauffe, Pékin prend des mesures pour ralentir le moteur industriel. Jeudi 1er juillet, le nouveau recul de l’indice des directeurs d’achat (PMI) a confirmé la décélération de croissance du secteur manufacturier. Résultat : les économistes révisent à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2010 faisant état d’un atterrissage en douceur (soft landing) de l’économie chinoise. Mais les marchés redoutent un mouvement plus brutal qui, par ricochet, compromettrait toute la reprise mondiale. »
« Depuis 2005, le président Hu Jintao, a décidé de mettre l’accent sur la consommation. (…)  Jeunes urbains, « office ladies » et seniors ont contribué à faire grimper les ventes de détail en Chine de 15,5 % en 2009 et pourraient les hisser encore de 18 % ou 19 % en 2010, prédisent les experts.
Mais cela ne suffit pas. Les autorités doivent aussi s’atteler aux « oubliés de la croissance », les habitants des campagnes et des villes moyennes. »
« Autrement dit la bascule de l’économie chinoise vers une société de consommation prendra du temps. « (…)  Et, « dans le meilleur des cas », dit-elle, cette transformation se traduira par une progression de la part de la consommation dans le PIB chinois de 35 % aujourd’hui à 40 % en 2014. A titre de comparaison, ce ratio est de plus de 65 % aux Etats-Unis. »

- Chine: l’économie a ralenti en juin
Reuters, Le Figaro
, 1er juillet 2010. «  Le rythme de la croissance du secteur manufacturier chinois a ralenti en juin en réaction aux efforts déployés par Pékin pour freiner l’expansion du secteur immobilier et contenir l’augmentation des crédits. (…)
La Chine, devenue en 2009 le premier exportateur mondial devant l’Allemagne, pourrait ravir en 2010 au Japon le titre de deuxième économie du monde.
La crise économique n’a pas empêché la République populaire d’enregistrer l’an dernier une croissance de près de 9%, au point que nombre d’observateurs s’inquiètent d’un risque de surchauffe. Les autorités chinoises ont donc mis en oeuvre un processus de resserrement progressif de la politique monétaire et de restriction du crédit, afin notamment d’endiguer les tensions inflationnistes.
Les investisseurs suivent parallèlement les évolutions de la politique de change chinoise. Accusée de maintenir sa monnaie à un niveau sous-évalué et de donner ainsi à ses exportateurs un avantage indu, la Chine a décidé en juin d’assouplir son contrôle sur le yuan juste avant le sommet du G20 de Toronto. »

- Les touristes chinois donnent un coup de pouce à l’économie japonaise
AP, 29 juin 2010. « L’an dernier, 481.696 touristes chinois ont visité le Japon, un chiffre record, en hausse de 20% par rapport à 2007, selon l’Organisation nationale du tourisme du Japon. Alors que la croissance économique japonaise reste anémique, certains commerçants nippons voient cet afflux de visiteurs comme une aubaine. (…) Pour augmenter sa clientèle chinoise, Mitsukoshi est devenu le premier grand magasin nippon à accepter la populaire carte bancaire chinoise China Union Pay, qui peut aussi être utilisée pour effectuer des retraits aux distributeurs de billets japonais. (…) Un groupe de sociétés japonaises oeuvrant à la promotion du Japon auprès des touristes chinois estime que les dépenses de ces derniers passeront de 120 milliards de yens (1,11 milliard d’euros) en 2008 à 430 milliards de yens (3,9 milliards d’euros) d’ici 2012 dans l’archipel. »

- En Chine, dans la ville-usine de Foxconn (diaporama)
Le Monde Magazine, 26 juin 2010.

- Réévaluation du Yuan : les vraies conséquences pour la Chine
L’Expansion
, 25 juin 2010. « Après avoir annoncé, le 19 juin, un assouplissement de son régime de change, la banque centrale chinoise a fait un geste supplémentaire vendredi en portant le cours pivot de sa monnaie à 6,7896 yuans contre un dollar, son niveau le plus haut en cinq ans. Jugeant que ses annonces ne suffiraient pas à calmer ses partenaires commerciaux, Pékin avait supprimé auparavant les remboursements de TVA à l’export sur plus de 400 produits. Pour Victor Shih, professeur de sciences politiques à l’université de Northwestern, ces mesures témoignent d’une « réelle inquiétude des dirigeants chinois, qui redoutent de voir la Chine classée au rang des pays qui manipulent leur monnaie par le Trésor américain, ce qui pourrait entraîner une tarification supplémentaire sur les exportations chinoises vers les Etats-Unis et attiser les tensions commerciales. » (…)
« La Chine a tout intérêt à utiliser l’outil des taux de change pour inciter son industrie à basculer vers des segments de production à plus forte valeur ajoutée qui permettront un développement plus durable de l’économie », souligne Hervé Liévore,  analyste stratégiste chez AXA IM. Et selon lui, ce basculement ne manquera pas de se produire, comme le montre l’exemple du secteur textile. « Avant la réforme de 2005, qui a autorisé le yuan à s’apprécier, le textile représentait 70 à 75% de l’excédent commercial chinois. Après 2005, sa part a fortement diminué, alors que celle des biens d’équipement s’est au contraire fortement accrue ».
En revanche, les sociétés étrangères implantées en Chine ou qui exportent vers la Chine devraient profiter de la hausse du pouvoir d’achat des ménages, notamment dans le secteur des produits de luxe, mais aussi dans le secteur automobile, high-tech et agro-alimentaire. Par ailleurs, les prises de participations à l’étranger devraient se poursuivre pour prévenir une chute éventuelle du dollar, et les achats de matières premières s’accélérer, tandis que le nouveau régime de change aidera à mieux contrôler les pressions inflationnistes à l’intérieur du pays. »

- Quand la Chine se ruinera…
Le Monde, 22 juin 2010. Brice Pedroletti, correspondant à Shanghaï. « La croissance chinoise cache un mal potentiellement explosif : les dettes des collectivités locales, qui ont  investi sans limites dans des projets colossaux. (…)  Dans le South China Morning Post de Hongkong, Fan Gang, l’un des économistes chinois les plus audacieux, dresse un parallèle entre la situation de la Chine et celle de l’Union européenne, où  » des pays membres ont laissé filer leur dette souveraine « . En Chine, le problème vient de  » l’endettement des gouvernements locaux, qui ont emprunté pour s’assurer que les taux de croissance de leurs régions se maintiennent à deux chiffres, écrit-il. Tout comme les pays lourdement endettés de la zone euro, les provinces et les localités chinoises ont abusé d’une devise commune. « 
Le système chinois fonctionne sur une prime à la croissance : les collectivités locales rivalisent pour créer des infrastructures, et attirer des investisseurs.
 » Car elles leur vendent des terrains « , explique l’économiste Wang Yongqing, de l’université de Fudan à Shanghaï.  » Elles n’ont pas la maîtrise de leurs ressources fiscales, et 50 % des budgets locaux viennent parfois des ventes de terrain. Tout est donc fait pour que les prix flambent « , poursuit-il.
Le méga-plan de relance chinois (4 trillions de yuans, 400 milliards d’euros), lancé fin 2008, a accentué ce dérapage : l’Etat a confié aux banques le soin d’en financer au moins la moitié, grâce à un déluge de prêts, accordés aux localités, en contrepartie d’actifs fonciers. (…) « Vous vous retrouvez en Chine avec des milliers de « zones de développement » qui veulent devenir la prochaine Silicon Valley chinoise. Or, la plupart seront un échec, mais le résultat est qu’elles ont déjà emprunté collectivement des trillions de yuans !  »
Le risque macroéconomique est maîtrisable : l’Etat chinois a des réserves, et surtout, il dicte lui-même les règles du jeu  » (…)  » Mais ce genre de choix économique est désastreux. »

- Le yuan chinois à son plus haut niveau depuis cinq ans
La Tribune, 22 juin 2010. « Le yuan chinois a bondi ce mardi pour toucher son niveau le plus élevé depuis la réévaluation de la devise en 2005, la banque centrale ayant montré qu’elle tolérerait une hausse de la devise conformément à sa promesse d’assouplissement du taux de change. (…) Maintenant, les marchés vont observer la banque centrale, pour voir si elle s’abstient d’intervenir sur les changes comme lundi, ce qui suggérera qu’elle est satisfaite de laisser faire le marché. (…) Selon une enquête de Reuters auprès de 33 économistes, le yuan devrait finir l’année à 6,67 yuans pour un dollar, soit une hausse de 2,4% par rapport à la fin de la semaine dernière, avant l’annonce de ce week-end. »

- Le nouveau régime du yuan va ressembler à l’ancien
Reuters, Obscom, 21 juin 2010. « La Chine maintiendra le taux de change du yuan à un niveau stable, a déclaré dimanche la banque centrale, ce qui laisse penser que son nouveau régime de change devrait beaucoup ressembler à l’ancien. (…) Dans un long communiqué détaillant la mise en oeuvre de la réforme, la banque centrale exclut explicitement une réévaluation immédiate du yuan. Elle souligne également à plusieurs reprises que rien ne justifie une importante réévaluation et ajoute que la devise n’est pas très éloignée de son niveau pertinent. »

- Wall Street salue la décision chinoise sur le yuan
La Tribune, 21 juin 2010. « Les places américaines poursuivent leur rebond ce lundi, le Dow Jones évoluant à son plus haut niveau depuis un mois. Les marchés saluent l’assouplissement de la politique de change chinoise. »

- Chine: forte hausse de l’investissement étranger, craintes pour l’inflation
AFP, Le Point
, 12 juin 2010. « L’investissement étranger direct en Chine a augmenté de 14,3% (sur base annuelle) au cours des cinq premiers mois de 2010, a annoncé samedi le gouvernement chinois. (…) Ces chiffres marquent une accélération par rapport aux 11,3% constatés entre janvier et avril et les 7,7% du premier trimestre et contribuent à renforcer les craintes sur un regain de l’inflation en Chine. (…) Les statistiques regroupent les investissements de compagnies étrangères dans des secteurs tels que la manufacture, l’immobilier, l’agriculture, mais ne tiennent pas compte de l’argent déposé dans les banques et autres établissements financiers. (…) Cette augmentation a dépassé celle d’avril qui se situait à 2,8% ainsi que l’objectif du gouvernement fixé à 3% pour l’année, ce qui pourrait amener les décideurs chinois à relever les taux d’intérêt, selon les analystes. »

- Le taïwanais Foxconn augmente ses salaires de 70%
Challenges, 7 juin 2010. « A compter du 1er octobre, l’entreprise qui fournit des composants électroniques pour des multinationales comme Dell, Apple, Hewlett-Packard, fera passer les salaires mensuels des ouvriers travaillant à Shenzhen de 1.200 yuans à 2.000 yuans (290 dollars), a déclaré une porte-parole du groupe. « Nous reconnaissons notre responsabilité en notre qualité de leader dans la fabrication de composants électroniques et nous prenons cette responsabilité très au sérieux », a déclaré le président et fondateur du groupe, Terry Gou, dans un communiqué. (…) Pour des groupes de défense des travailleurs, cette série de suicides dans les usines chinoises du groupe taiwanais reflète les difficiles conditions de vie de millions d’ouvriers en Chine, astreints à de longs horaires et d’intenses pressions, vivant souvent dans des dortoirs et loin de leurs familles. »

- Le combat des salariés d’Honda « pour toute la Chine »
Le Monde, 6 juin 2010. « Jeudi, dans une lettre ouverte reprise sur les sites d’information chinois, les grévistes dénonçaient ces « prétendus syndicalistes » qui préfèrent recourir à la violence « au lieu de défendre les intérêts collectifs des travailleurs ». Ils « espèrent que le reste de la société chinoise, comprendra » et précisent : « Nous ne nous battons pas simplement pour les droits des 1 800 ouvriers de (HONDA), mais pour celui des travailleurs de toute la Chine ! » (…) « A l’ouverture de l’usine, il y avait beaucoup de gens du Guangdong. Puis ils ont démissionné, la paie était trop faible. Ils recrutent donc des stagiaires d’écoles de partout en Chine. »

- Pourquoi la Chine ne peut plus éviter d’augmenter les salaires
L’Expansion, 4 juin 2010. « Le modèle de croissance chinois, fondé sur une main d’oeuvre docile et pas chère, est-il menacé?  La grève dans les usines chinoises de Honda et les suicides en série chez  le sous-traitant électronique Foxconn, semblent en tout cas symboliques d’un tournant. Ces deux évènements ont débouché sur de fortes hausses salariales. Et Pékin a validé ce constat d’une insuffisance des rémunérations en décidant de façon spectaculaire, vendredi, d’augmenter le salaire minimum de 20%. Soit deux fois que lors des revalorisation annuelles habituelles. (…)
Pour le chercheur Jean-François Huchet, directeur du Centre d’études français sur la Chine contemporaine, le fait que les autorités provinciales aient laissé s’installer le mouvement de grève chez Honda est aussi révélateur d’une volonté de l’Etat central d’obliger en priorité les entreprises étrangères à revaloriser les salaires. Reste que le problème des salaires en Chine est bien général. Leur évolution est loin d’avoir suivi celle de la productivité du travail. (…)
L’autre élément fort de ces conflits est la combativité des salariés, forts des nouveaux droits conquis depuis 2007, comme en témoigne le ton de la lettre ouverte adressée mercredi par les salariés de Honda
(…) Très revendicatifs, ils disent vouloir montrer la voie d’un combat exemplaire pour les droits des travailleurs. Selon la Cour populaire suprême, le nombre de poursuites judiciaires liées au travail a augmenté de 95% l’an dernier. »

- La Chine met au point un superordinateur, deuxième plus puissant au monde
Le Monde, AFP, 2 juin 2010. « Dans le top 500 des ordinateurs les plus puissants, principalement utilisés à des fins de recherche, la Chine compte un total de 24 machines (4,80 % du marché), dont deux dans les dix premières places, avec le super-ordinateur Tianhe-1 en numéro sept. Les Etats-Unis occupent toujours la première place avec leur super-ordinateur Jaguar, sous l’égide du département de l’énergie ; ils dominent largement le classement mondial, avec 282 systèmes. (…) Au niveau européen, le Royaume-Uni compte 38 modèles, l’Allemagne 24, et la France 27. Installé au Centre informatique national de l’enseignement supérieur de Montpellier, le super-calculateur Jade se hisse au dix-huitième rang mondial. »

- La Chine jette un coup de froid aux marchés
Le Figaro, le Financial Times, 26 mai 2010. « La Chine s’interrogerait sur le montant de ses réserves en obligations souveraines de la zone euro. C’est ce que révèle le Financiel Times ce mercredi soir dans son édition en ligne. (…) Si la Safe réduisait le montant de ses réserves de changes en euro, il s’agirait d’un énorme changement d’attitude de la part de la Chine, qui réduisait depuis un an son exposition au dollar. (…) Les craintes de turbulences sur les marchés financiers rendent très improbable une initiative rapide des autorités chinoises, visant par exemple à réduire leurs réserves en euros, ce qui pourrait effectivement réduire leur exposition mais provoquer des dommages collatéraux bien plus graves. »

- Vinexpo Asie: la Chine, moteur du marché mondial du vin
Le Parisien, 23 mai 2010. « La quatrième édition de Vinexpo Asie Pacifique, réunissant 840 exposants de 32 pays, s’ouvre mardi à Hong Kong, alors que la crise économique mondiale a poussé les pays exportateurs à mettre l’accent sur le marché le plus dynamique et prometteur au monde: la Chine. (…) « La Chine et Hong Kong constituent les marchés les plus dynamiques d’Asie, avec une consommation par habitant en hausse et des importations en forte croissance (+8,7 millions de caisses de 9 litres en 2008). C’est vers ces marchés que se tournent les producteurs alors que l’Europe et les Etats-Unis sont en sortie de crise ».
Le Japon, 7ème pays au monde par le chiffre d’affaires des vins importés reste le premier pays importateur de la zone. Mais à l’horizon 2013, la Chine aura presque rattrapé le Japon par ses importations de vins en valeur, selon Vinexpo. L’Asie-Pacifique concentre par ailleurs 50,6% de la consommation mondiale de spiritueux. Entre 2009 et 2013, cette consommation devrait de nouveau progresser de 4,7% »

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