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Tokyo : petits portraits de l’Aube, Michaël Ferrier

DANS LA PRESSE

 

- L’économie japonaise se fait dépasser par la Chine au deuxième trimestre
La Tribune, 16 août 2010. « Au deuxième trimestre, le PIB du Japon n’a progressé que de 0,1%. Sur cette période, l’économie de l’Archipel est dépassée par celle de la Chine qui se hisse ainsi au deuxième rang mondial. (…) Cette mauvaise performance implique surtout que la Chine a subtilisé au Japon sa place de deuxième économie de la planète au deuxième trimestre en termes de PIB nominal en dollars, a reconnu Keisuke Tsumura, secrétaire parlementaire du gouvernement. Ce dernier a néanmoins ajouté qu’il faudrait attendre les chiffres annuels avant de modifier le classement mondial. »

 

- La Banque du Japon ne prend pas de mesure concernant le yen
Le Nouvel Observateur, 10 août 2010. « La Banque du Japon a maintenu ses taux d’intérêt inchangés et s’est abstenue d’annoncer de nouvelles mesures afin de conserver une marge de manoeuvre dans l’éventualité d’une accélération de la hausse du yen qui menacerait l’économie, toujours fragile. (…) 
Comme attendu, la banque centrale du Japon a décidé à l’unanimité de conserver ses taux d’intérêt à 0,1%. Elle a également maintenu son diagnostic de l’économie et souligné que l’impact des difficultés budgétaires de certains pays européens sur les économies japonaise et mondiale devait être surveillé. »

 

- Japon: les entreprises relancent prudemment leurs investissements
AFP, 3 août 2010. « 
Les plus importantes entreprises japonaises prévoient d’augmenter à nouveau leurs investissements en capital au cours de l’exercice budgétaire actuel, après les avoir réduits durant deux ans à cause de la crise, a indiqué mardi la Banque de Développement du Japon (DBJ). D’après (…) cet établissement à capitaux étatiques, les firmes nippones envisagent cette année des investissements supérieurs de 6,8% à ceux de la précédente. (…) Les sociétés nippones entendent en outre consacrer des fonds à l’extension de leurs activités dans les pays émergents où une nouvelle clientèle grossit, a souligné la DBJ.(…)
Toutefois, comparée aux réductions de dépenses entraînées par la récession internationale en 2008-2009, la relance des investissements apparaît encore modérée (…). Les incertitudes sur la solidité de la reprise internationale, ainsi que les freins que sont au Japon la déflation et la posture précautionneuse des ménages, invitent les grandes entreprises à rester prudentes, selon la banque.
Les investissements en capital des entreprises sont une composante importante du produit intérieur brut (PIB) du Japon et constituent en théorie un facteur d’entraînement pour le marché de l’emploi et la progression des salaires. »


- Les dix prévisions de Bob Doll pour la prochaine décennie
Investir, 3 août 2010. « Depuis 1990, Bob Doll, stratégiste chez BlackRock, publie au début de chaque année ses prévisions macroéconomiques et de marché. Il présente cette fois ses dix anticipations pour la prochaine décennie.(…)
7. Avec une population vieillissante et déclinante, l’Europe supportera certains des problèmes connus par le Japon. D’ailleurs, ces deux zones dépendent beaucoup des exportations, ce qui les rend plus sujettes à des chocs externes et à l’appréciation de leurs monnaies. (…) »

 

- Suzuki repart à vitesse grand V
La Tribune, 3 août 2010. « Après Renault, PSA, ou BMW, c’est au tour de Suzuki de confirmer la reprise dans le secteur automobile. Le constructeur japonais a annoncé ce mardi un bénéfice net multiplié par sept à 15,16 milliards de yens (132 millions d’euros) au 1er trimestre qui commence en avril pour l’automobiliste, par rapport à la même période de l’année dernière. (…) Enfin, malgré ces bons résultats, le groupe japonais reste prudent pour l’exercice 2010-2011 et maintient ses prévisions pour l’ensemble de l’année. (…)
Le spécialiste des petites voitures économiques a notamment profité des subventions de l’Etat japonais pour la promotion des voitures écologiques. »

 

 

- Iran: le Japon instaure les sanctions de l’ONU, envisage d’autres mesures
Les Echos, AFP, 3 août 2010. « Le Japon a instauré mardi de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran et son programme nucléaire controversé, conformément à la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU, et prévenu qu’il pourrait adopter des mesures de rétorsion supplémentaires d’ici à la fin août. (…)
Le Conseil de sécurité a adopté le 9 juin un quatrième train de sanctions pour punir la République islamique (…).
Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada et l’Australie ont depuis, au-delà des décisions de l’ONU, adopté des sanctions supplémentaires dénoncées par la Russie et la Chine qui ne souhaitent opérer que dans le cadre onusien, les autorités nippones (…) aussi .
« Le gouvernement va étudier les mesures que notre pays devrait prendre et nous parviendrons rapidement à une conclusion, d’ici à la fin août« , a expliqué le porte-parole Yoshito Sengoku.(…) La mise en place des sanctions de l’ONU par Tokyo coïncide avec la visite dans l’archipel du conseiller spécial du Département d’Etat américain pour la non-prolifération et le contrôle des armes, Robert Einhorn. »

- Japon : le Premier ministre prêt à étudier de nouvelles mesures de relance
Les Echos, 3 août 2010. « Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, s’est dit mardi disposé à réfléchir à des mesures exceptionnelles additionnelles pour soutenir la fragile reprise économique nippone, alors que de précédentes dispositions efficaces vont prendre fin. « L’environnement de l’emploi est encore difficile et la conjoncture économique internationale pas encore assurément apaisée », a souligné le chef du gouvernement (…) « Nous allons devoir étudier s’il ne serait pas nécessaire de prendre de quelconques mesures face à cette situation ». (…)
Le redémarrage actuel de l’économie japonaise est en effet tiré par les exportations, d’une part, et lié d’autre part aux diverses dispositions prises par les précédents Premiers ministres pour soutenir la consommation, comme les ristournes fiscales et autres subventions pour favoriser l’achat de voitures et appareils domestiques écologiques.
Plusieurs de ces mesures prendront fin en septembre ou décembre, suscitant déjà des appels à leur prorogation de la part des acteurs des filières industrielles concernées.
Les marges de manoeuvre du pouvoir exécutif sont toutefois bridées par un budget largement déficitaire et un endettement colossal que s’est engagé à alléger le gouvernement Kan. »

 

 

- La Banque du Japon ne devrait pas toucher au yen
Investir, Down Jones, 2 août 2010. « Alors que le redressement de l’économie japonaise ralentit et que le yen atteint de nouveaux points hauts depuis le début de l’année face au dollar, la banque centrale nippone risque d’être de plus en plus poussée à intervenir sur le marché pour freiner sa devise.
Les exportateurs japonais vont sans doute pâtir du repli du dollar vers le seuil de 85 yens. Une poursuite de l’appréciation de la monnaie japonaise fragiliserait un peu plus la reprise de l’économie du pays, et la Banque du Japon ne tarderait pas à se retrouver au pied du mur.
Pour des raisons purement diplomatiques, le Japon préférerait ne pas intervenir.
La dernière chose que souhaite Tokyo est d’avoir à justifier une manipulation de devise auprès de Washington, alors que les responsables américains s’efforcent encore d’inciter la Chine à laisser le yuan s’apprécier. (…)
Il est néanmoins peu probable que le dollar continue de chuter.
Par conséquent, même si la hausse du yen est importante et que les conséquences politiques en sont douloureuses, il y a des chances que la Banque du Japon conclue qu’il est préférable de garder son calme et d’attendre que la situation s’améliore d’elle-même. (…) »

 

 - Japon: le taux de chômage continue de progresser en juin et atteint 5,3%
Le Point, AFP, 30 juillet 2010. « Le taux de chômage au Japon est monté à 5,3% en juin contre 5,2% en mai, son quatrième mois de hausse consécutif, a annoncé vendredi le ministère des Affaires intérieures.
En juin, on recensait au Japon 3,44 millions de chômeurs, soit 1,1% de moins qu’un an plus tôt, pour une population active en repli de 0,4% à 66,24 millions d’individus, a précisé le ministère dans un communiqué. (…)
Le taux de chômage au Japon avait atteint un record de 5,7% en juillet 2009, dans la foulée de la crise économique mondiale qui avait poussé les entreprises à licencier par milliers. L’économie nippone a depuis redémarré mais les conséquences sur l’emploi se font encore attendre. »

 

 

 

 

- La Bourse de Tokyo bien orientée
La Tribune, 2 août 2010.
« La Bourse japonaise est portée par les résultats solides des entreprises.
La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,35% ce lundi, soutenue par les résultats trimestriels jugés solides des entreprises nippones, qui compensent les inquiétudes liées au rythme de croissance de l’économie américaine et à la vigueur du yen.
L’indice Nikkei a gagné 33,01 points à 9.570,31 points et le Topix, plus large, a pris 1,19 point (+0,14%) à 850,69 points.
Honda Motor a bondi de 4,02%, à 2.818 yens, après avoir publié vendredi après la clôture un bénéfice d’exploitation trimestriel multiplié par neuf, à la faveur de fortes ventes aux Etats-Unis, en Chine et dans les autres pays d’Asie. (…)  De même, Hitachi, qui a annoncé vendredi un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes et a relevé de 36% sa prévision de résultat semestriel, a pris 4,26%, à 367 yens.
Ces publications ont notamment permis de compenser l’impact défavorable de la première estimation de la croissance américaine au deuxième trimestre, qui a montré un ralentissement marqué de la reprise aux Etats-Unis, à 2,7% en rythme annualisé contre 3,7% sur les trois premiers mois de l’année.
Par ailleurs, All Nippon Airways Co a gagné 2,39%, à 300 yens, le journal Nikkei ayant rapporté que la compagnie aérienne envisageait de solliciter des groupes étrangers et des fonds en vue de développer une compagnie à bas coûts qui devrait être lancée l’an prochain. »

 

- Les ventes de voitures toujours bien orientées au Japon
La Tribune, 2 août 2010. « Le marché automobile nippon reste porté par les aides exceptionnelles accordées par les pouvoirs publics japonais, notamment les avantages fiscaux sur les véhicules moins polluants et plus économes en carburant.
L’association japonaise des concessionnaires automobiles (Jada) annonce ce lundi que les immatriculations de véhicules neufs dans le pays, hors mini-modèles, ont bondi de 15% en juillet en glissement annuel à 333.403 exemplaires. C’est leur douzième mois consécutif de hausse.
Les immatriculations de voitures de tourisme ont progressé de 15,5% à 307.397 unités. Celles de poids-lourds sont en hausse de 9% à 24.920 unités et celles d’autobus de 20,9%, à 1.086 exemplaires.
De leur côté, les ventes de mini-véhicules ont crû  de 8,6% sur un an à 153.203 unités, selon leur association spécialisée soit le septième mois de hausse d’affilée.
Le marché automobile nippon reste porté par les aides exceptionnelles accordées par les pouvoirs publics japonais, notamment les avantages fiscaux sur les véhicules moins polluants et plus économes en carburant. Des mesures qut doivent prendre fin à fin septembre, ce inquiète les constructeurs. »

 

- Nombre d’étrangers en recul au Japon
Reuters, Le Figaro, 6 juillet 2010. « Pour la première fois depuis près de cinquante ans, le nombre d’étrangers vivant au Japon a baissé en 2009 sur fond de stagnation économique et de faiblesse du marché de l’emploi, rapporte mardi le ministère de la Justice. (…)
Selon les statistiques officielles, le nombre des résidents étrangers au Japon s’élevait à 2,19 millions fin 2009, soit 1,4% de moins que l’année précédente. Il s’agissait de la première baisse enregistrée d’une année sur une autre depuis 48 ans. »

- Emission de télévision Spéciale Japon
Faut pas rêver France 3, 16 juillet 2010. « Nature, culture, robot, Otaku, cosplay, volcans, vous découvrirez à travers cette émission une multitude de facettes de ce fabuleux pays ».

Japon: un stagiaire chinois meurt de surmenage
TF1, LC
I, 2 juillet 2010. « L’administration japonaise du travail a reconnu vendredi qu’un stagiaire chinois décédé en 2008 était mort des conséquences du  surmenage dans une entreprise nippone. Une première qui pourrait changer le sort  de dizaines de milliers d’étrangers employés à bon marché dans l’archipel. Ce Chinois de 31 ans avait succombé à un arrêt cardiaque en juin 2008, après  avoir travaillé plus d’une centaine d’heures supplémentaires pendant le mois  précédent dans une usine métallurgique de l’entreprise Fuji Denka Kogyo, située  dans la préfecture d’Ibaraki (région de Tokyo).
L’organisation officielle gérant ce système a reconnu que 34 stagiaires  étaient morts entre avril 2008 et mars 2009, dont 16 d’accidents  cardio-vasculaires et cinq d’accidents du travail.
Le collectif d’avocats accuse des entreprises japonaises d’abuser du  programme pour employer une main d’œuvre corvéable à peu de frais et sur une  longue période. Il a expliqué que le Chinois décédé en juin 2008 était payé 400  yens (3,5 euros) par heure supplémentaire de travail, soit deux fois moins que  le salaire minimum à Tokyo. Le surmenage est un fléau au Japon, où 10.000 salariés sont victimes chaque  année d’accident cardiaque ou cérébral, parfois mortel, à cause de leur travail,  selon les avocats spécialisés. »

- Japon: le climat des affaires est meilleur
Reuters, 1er juillet 2010. « Le climat des affaires s’est une nouvelle fois amélioré ces derniers mois au Japon pour atteindre son meilleur niveau en deux ans et les grandes entreprises ont révisé à la hausse leurs projets d’investissements, signe que la reprise tirée par les exportations prend de l’ampleur. (…)  Autre signe positif: les entreprises prévoient d’augmenter de 4,4% leurs investissements pour l’année fiscale 2010-2011, qui a commencé le 1er avril. Lors du précédent Tankan, les entreprises avaient tablé sur une réduction de 0,4% des investissements pour l’exercice qui vient de commencer, après une chute de 17% en 2009-201″

- Une première depuis 2008, l’indice des grandes entreprises japonaises est positif
La Tribune AFP, 1er juillet 2010. « Les plus grands fabricants japonais sont optimistes sur la conjoncture, selon l’enquête trimestrielle Tankan de la Banque du Japon publiée ce jeudi. Cette dernière a montré que les solides exportations vers l’Asie ont favorisé le redressement économique du pays. (…) Le Japon a enduré du printemps 2008 au printemps 2009 sa pire récession de l’après-guerre, mais son économie a redémarré depuis, affichant une croissance de 5,0% en rythme annualisé au premier trimestre 2010.
La déflation, une demande intérieure mitigée et la volonté du gouvernement de centre-gauche nippon de s’attaquer aux déficits publics laissent toutefois planer des incertitudes, d’autant que le rythme de la reprise fait l’objet d’interrogations aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Chine. »

- Japan expo plonge dans l’imaginaire pop nippon
20 minutes, 1er juillet 2010. « Du côté du Japon, on regarde ce phénomène avec curiosité et bienveillance. Sefa Event, société organisatrice de l’expo, s’est vu remettre en octobre dernier un prix par le ministère des Affaires étrangères japonais. A l’ambassade du Japon à Paris, M. Masuda se réjouit de voir Japan Expo accueillir aussi des démonstrations de kyudo, le tir à l’arc japonais, inspiré des techniques des samouraïs. «Plus de 70 % des visiteurs de Japan Expo ont moins de 25 ans, explique le diplomate. C’est bien de pouvoir leur montrer aussi le côté traditionnel de notre pays.»

- Comment la Japan Expo cartonne en France
L’Expansion, 1er juillet 2010. « Difficile à l’heure d’Internet et du piratage de masse, d’inciter les jeunes a casser leur tirelire pour acheter des livres, des CDs, des DVDs, ou des jeux vidéo. Les organisateurs de « Japan Expo » semblent pourtant avoir trouvé la formule magique. Chaque année, ils attirent plus de 160.000 personnes à Villepinte, au Nord de Paris, pour quatre jours dédiés à la culture japonaise.
En 2009, la pire année de la crise, ils ont dépensé en moyenne 220 euros sur les stands. Un chiffre auquel il faut ajouter les frais de transport (beaucoup font le trajet depuis la province, certains viennent même d’Espagne ou d’Italie) et les frais de costumes pour ceux qui participent en parallèle aux concours de Cosplay !
La star de Japan Expo 2010 est sans conteste Rebecca Bonbon, petit bouledogue sorti de l’imagination de Yuko Shimizu, la créatrice d’Hello Kitty. Ce toutou un peu « bling bling » a tout pour séduire les fashion victim : il est français, vit à New York et possède une « miracle card », sorte de carte de crédit magique qui lui permet d’obtenir ce qu’il veut. »

- Plus d’impôt, moins de dette : la nouvelle recette du Japon
Le Monde, 30 juin 2010.  » L’économie du Japon est un peu à l’image de l’équipe nationale de football en Coupe du monde : personne ou presque ne l’attendait aussi brillante. Du coup, une ambiance grisante s’est emparée de l’Archipel ; elle rappelle celle vécue par la France championne du monde en 1998. Les maillots de l’équipe nationale et les produits à l’effigie des joueurs s’arrachent, les voyages vers l’Afrique du Sud connaissent un véritable boom. Dans les convenience stores, les magasins de proximité, il n’est pas rare d’être servi par des vendeurs vêtus du maillot de la formation nationale. Bref, le pays voit la vie en bleu. (…)  Cette euphorie fait écho aux bons chiffres de l’économie, qui elle aussi surprend. Le 28 juin, Tokyo a annoncé une hausse des ventes au détail – la cinquième mensuelle consécutive – de 2,8 % en mai et sur un an. Et le « tankan », l’indice de confiance des entrepreneurs, est attendu en progression pour le cinquième trimestre consécutif. Cela alors que la croissance a atteint 4,9 % en glissement annuel au premier trimestre. »

- Le « made in Japan » prend l’eau
L’Expansion
, 25 juin 2010. « Mauvaise nouvelle pour le Japon. La machine à exporter, principal moteur de la croissance de l’Archipel, connaît des ratés. (…) Deux explications à cette contre-performance. D’abord, l’appréciation du yen. Depuis un an, la devise nipponne s’est appréciée en moyenne de près de 11% par rapport à la plupart des grandes monnaies. Résultat, l’effet taux de change commence à peser de façon significative sur la compétitivité de l’Archipel. (…) Privée du moteur des exportations, la croissance japonaise sera sous pression. D’autant que la possibilité d’un doublement de la TVA, voulue par le premier ministre, risque de peser sur la consommation des ménages. »

- Japon – Quinzième mois consécutif de déflation au Japon
Reuter
s
, 25 juin 2010. « Les prix à la consommation ont reculé de 1,2% en mai par rapport à l’année dernière, la deuxième économie mondiale enregistrant ainsi son quinzième mois consécutif de déflation.Hors énergie et produits alimentaires, l’indice des prix de base a enregistré un recul de 1,6% en mai, comme ce fut le cas en avril. L’indice des prix à la consommation dans la région de Tokyo, publiés un mois avant ceux relatifs à l’évolution au niveau national et portant donc sur juin, fait ressortir une baisse de 1,3% sur un an. »

- Le Japon à l’heure de l’austérité
Le JDD, 24 juin 2010. « Pour parvenir à ses objectifs, le Premier ministre, qui a fait de la réforme budgétaire sa première des priorités, envisage un doublement de la TVA, actuellement de 5%. De l’avis des économistes, Tokyo devra porter la TVA à 15%, voire 20%, en l’espace de 10 à 15 ans pour financer l’augmentation des charges de sécurité sociale et de santé. (…)  Par ailleurs, le Japon a relevé ses prévisions de croissance pour l’exercice en cours afin de refléter l’amélioration des perspectives pour les exportations du pays. Dans ses prévisions à mi-exercice fiscal, le cabinet du premier ministre a ainsi indiqué que l’économie nippone devait croître de 2,6% au cours de l’année close fin mars 2011, soit près de deux fois la croissance de 1,4% anticipée en janvier. Toujours selon le gouvernement, l’économie pourrait croître de 2% lors de l’exercice commençant en avril 2011. Malgré ce relèvement des prévisions de croissance, le secrétariat général du gouvernement a admis qu’aucun des objectifs budgétaires ne pourrait être rempli dans le cadre de la stratégie de croissance du gouvernement. »

- PriceMinister racheté 200 millions d’euros par Rakuten
AFP, Reuters, Challenges
, 17 juin 2010. « Le site français de e-commerce Priceminister, devenu en mars le leader français du secteur, a annoncé, jeudi 17 juin, son rachat par le plus grand portail japonais de commerce en ligne, Rakuten, pour environ 200 millions d’euros. [...] La transaction a été réalisée par la filiale européenne du groupe, Rakuten Europe, et s’inscrit dans une stratégie d’expansion internationale: Rakuten avait déjà acquis le mois dernier l’américain Buy.com pour 250 millions de dollars. (…) Le site met en relation 23 millions d’internautes par mois autour de 150 millions de produits, selon ses chiffres. Il avait envisagé une introduction en Bourse en 2008 avant de la différer. »

- Japon: le Premier ministre prévoit une réforme fiscale
La Croix
, avec AFP, 11 juin 2010. « M. Kan a brossé un tableau sombre des finances de l’Etat, « les pires des pays développés » avec une dette publique proche des 200% du produit intérieur brut (PIB). (…) Reconnaissant qu’il était « difficile de résoudre ce problème en un jour », il a jugé « inévitable de lancer maintenant une réforme fondamentale de notre système fiscal ». (…) Pour M. Kan, une réduction des dépenses superflues de l’Etat est aussi indispensable, de même qu’une stratégie de croissance économique solide, afin d’augmenter les recettes d’impôts et d’assainir les finances publiques. Au plan diplomatique, M. Kan a déclaré qu’il voulait « renforcer les relations avec l’Asie, tout en conservant l’alliance avec les Etats-Unis comme pierre angulaire ». Il a indiqué qu’il souhaitait « approfondir des relations stratégiques et mutuellement bénéfiques avec la Chine », construire « un partenariat pour l’avenir avec la Corée du Sud » et régler les litiges avec la Russie hérités de la guerre.

- Sony va lancer du contenu pour livres numériques au Japon
Challenges
, Reuters, 27 mai 2010. « Sony Corp annonce le lancement d’un service de fourniture de contenu pour livres numériques pour le marché japonais d’ici la fin de l’année, le groupe cherchant ainsi à avancer ses pions sur le marché très prometteur du « e-book ». (…) Sony a précisé que ce nouveau service proposerait une offre de bandes dessinées, magazines, journaux et livres en ligne. KDDI Corp, Toppan Printing et le journal Asahi Shimbun détiendront également chacun 25% du capital de cette nouvelle société, a annoncé Sony. »

- Le Japon en mal de héros
Le Monde
, 22 mai 2010, par Philippe Pons. « Dans la nouvelle période d’incertitude politique qui s’ouvre avec un premier ministre en chute libre dans les sondages à la veille d’élections sénatoriales en juillet qui s’annoncent mal pour la majorité gouvernementale, le Japon est en quête d’un héros ou, à tout le moins, d’un modèle d’inspiration galvanisant les énergies. Depuis janvier, le feuilleton du dimanche soir sur la chaîne nationale NHK, qui s’étale sur un an, stimule cette attente de l’homme providentiel avec le récit de la vie d’une « valeur sûre » de l’adulation populaire : le jeune samouraï Ryoma Sakamoto (1835-1867), qui contribua à la chute du shogunat et à la restauration de Meiji (1868), qui permit au Japon d’entrer dans l’ère moderne. »

- Tokyo, empire des signes
L’Express
, 21 mai 2010, par Tristan Savin. « Le Japon sort de la mer. La mer l’a rejeté comme un coquillage de nacre », rappelait Jean Cocteau. « Tokyo la détruite et la reconstruite est une pieuvre aux tentacules élastiques. » Et le poète de remarquer, non sans malice : « Les samouraïs, hérissés d’antennes et de pinces, se battaient sous la carapace de laque des crustacés. » (Tour du monde en 80 jours, p. 168.) Il tentait, comme d’autres visiteurs, de décrypter un pays hermétique comme une huître. « Le palais impérial de Tokyo, ville en forme de roue, est le moyeu autour duquel tout tourne. Sa muraille grise, ses larges fossés d’eau croupie, ne laissent jamais entrevoir le Mikado. » (…) Après avoir séjourné au Japon, Roland Barthes en est venu à conclure qu’il fallait se perdre dans la tentaculaire capitale pour la comprendre. « Les rues de cette ville n’ont pas de nom. Il y a bien une adresse écrite, mais elle n’a de valeur que postale. [...] Tokyo nous redit cependant que le rationnel n’est qu’un système parmi d’autres. » Le sémiologue notait cela dans L’empire des signes, un titre approprié pour définir une civilisation si raffinée, difficilement déchiffrable par les « longs nez », grossiers étrangers que nous sommes. »

- Au Japon, les 15-35 ans ne contribuent plus à la croissance
Le Monde
, 21 mai 2010. « Les jeunes Japonais ont-ils beaucoup contribué à la hausse de 0,3 % de la consommation des ménages au premier trimestre 2010 ? Rien n’est moins sûr, même si le gouvernement ne semble guère s’en soucier. De fait, avec des exportations en progrès de 6,9 %, la bonne tenue générale de cette consommation a favorisé la hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % (4,9 % en glissement annuel) entre janvier et mars, et permis au Japon d’afficher quatre trimestres consécutifs de croissance. De quoi faire dire au ministre des finances nippon, Naoto Kan, que la tendance devrait se poursuivre grâce au rebond des investissements des entreprises et à la reprise au niveau mondial. »

(suite de la revue de presse en bas de page)

RETOUR A MEIJI

 soseki- Je suis un chat
de Natsume Sôseki (traduit du japonais par Jean Cholley, Gallimard/Unesco).
Kinnosuke Natsume est né le 9 février 1867, au début de l’ère Meiji. Formé aux lettres classiques chinoises et au haïku, celui qui prendra le nom de plume de Sôseki (l’obstiné – l’homme qui «se rince la bouche avec une pierre») part étudier en Angleterre et revient au Japon en 1903 pour enseigner la littérature anglaise à l’Université impériale (il traduit un roman de Laurence Sterne).
Publié en feuilleton en 1905 et 1906 dans la revue Hototogisu (Le Coucou), Je suis un chat, Wagahai ha neko de aru, connaît un grand succès et permet à Sôseki de vivre de sa plume. Il manquait à la littérature japonaise un livre d’humour véritable, commente Jean Cholley dans sa préface. Une foule de personnages « s’agitent sous l’œil froid et amusé d’un chat qui fait preuve d’une étonnante maturité dès son arrivé chez le professeur Kushami » (ce dernier enseigne la littérature anglaise comme Sôseki. Egalement entêté et colérique, ce qui provoque chez lui des maux d’estomac, il s’affronte dans un match de base ball hilarant aux élèves de l’école voisine soudoyés – comme la femme du voiturier et les commères du quartier – par le nouveau riche Kaneda et son insupportable épouse – dite Le Nez).

Cette peinture au vitriol de la société en pleine transformation de Meiji par un chat plein d’humour (et très érudit) met en scène notamment de malicieux jeunes gens.
Ils entrent et sortent comme au théâtre pour évoquer leurs travaux sur la dynamique de la pendaison et le supplice des servantes de Télémaque, les yeux des grenouilles ou le mouvement des corps célestes. Tout ce petit monde se mystifie, disserte sur la religion, la cuisine ou le mariage (Kushami, qui se chamaille avec sa femme, cite Thomas Nashe : Aristote dit : les femmes n’étant que des propres-à-rien, mieux vaut se choisir une petite épouse qu’une grande. Une petite calamité est moins funeste qu’une grande). Un régal.

autempsdesbotchan01- Au temps de Botchan, manga en 5 volumes du dessinateur Jirô Taniguchi et de l’écrivain Natsuo Sekikawa (Seuil, 2002, 1500 pages), considéré comme le premier manga littéraire, offre une fresque du Japon de l’ère Meiji à travers ses écrivains, ses poètes, et en particulier à travers la vie de Natsume Sôseki (1867-1916).  

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Du même auteur

- Oreiller d’herbes
(traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Rivages).
Ecrit en 1906, ce « roman-haïku » moderne mêle une réflexion sur la sensibilité japonaise, le désir de liberté et d’individualisme, la création artistique et la rencontre de l’art japonais avec l’art occidental.
Parti dans les montagnes faire le point sur son art, un peintre nous livre ici ses carnets intimes. Il rencontre une étrange jeune-femme, la demoiselle de Nakoi, fille de son hôte, dont le comportement étonne.
Comme une autre jeune fille des lieux, la demoiselle de Nagara, elle a subi la malédiction d’être aimée de deux hommes et forcée contre son coeur au mariage.
Mais contrairement à la seconde, qui a choisi de se noyer dans la rivière et évoque à Sôseki l’Ophélie peinte par Mallais, elle a quitté son mari et est revenue au village pour y vivre comme elle l’entend.
Incapable de faire son portrait, le narrateur comprend à la fin ce qui lui avait manqué jusqu’ici : l’expression sur son visage du sentiment de nostalgie.

- Mon individualisme (Rivages poche)
Une conférence donnée en 1914 par Sôseki où il évoque son statut et sa responsabilité d’intellectuel libre. Elle est suivie de lettres à ses amis.

- Le livre du Thé (Rivages poche)
Kakuzo Okakura a publié ce livre en anglais en 1906.
Sôseki, dans Oreiller d’herbes, se moque du rituel de la cérémonie du thé.
Okakura raconte le théisme : « avant de devenir un breuvage, le thé fut d’abord une médecine. Ce n’est qu’au VIIIe siècle qu’il fit son entrée, en Chine, dans le royaume de la poésie, comme une des distractions élégantes du temps. Au XVe siècle, le Japon l’ennoblit et en fit une religion esthétique, le théisme. »

DU SOLEIL DANS L’EAU FROIDE
- Le convoi de l’eau (Actes Sud, 2009)

le-convoi-de-l-eau,M20409Akira Yoshimura (Naufrages, 2004, Babel ; La jeune fille suppliciée sur une étagère, Actes Sud, 2002) a marqué au Japon la période de l’après guerre de son écriture au scalpel, froide et poétique. Il s’inspire de légendes japonaises ou de faits-divers survenus au cours de la Deuxième Guerre mondiale.
Dans Le convoi de l’eau, un homme parti oublier son passé en s’enrôlant dans le chantier de construction d’un barrage en haute montagne fait un parcours initiatique et expiatoire au contact d’un hameau redécouvert après l’accident d’un Bombardier à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Le hameau doit être englouti. Choc des civilisations et difficile communication entre les sexes (mère, femmes et filles sont les sujets de la trahison, la solitude et la mort). Le destin de l’exilé entre en résonance avec celui des villageois qui emportent un fardeau étrangement semblable au sien avant de fuir à nouveau le monde (au moment où le narrateur commençait, à leur contact, à s’y sentir moins étranger et à retrouver la paix et le pardon).
Un récit envoûtant, au milieu de magnifiques paysages.

POETESSES

rougelevres- Haïjins japonaises : anthologie du rouge aux lèvres (Points Seuil. Points Poésie)
Une anthologie bilingue des poétesses classiques.

« Je bois à la source
oubliant que je porte du rouge aux lèvres. »
Chiyo-ni

« Dans une pêche rose
les cercles concentriques
du cosmos. »
Minako Tsuji

 

 

L’AUTRE TOKYO

la-tour-de-tokyo-lily-franky- La tour de Tokyo (Maman, moi et papa de temps en temps)
Lily Franky (Philippe Picquier, 2010), de son vrai nom Masaya Nakagawa, illustrateur, musicien, scénariste, acteur et chroniqueur, est le symbole d’une génération qui a eu 20 ans dans les années 1980 et a voulu se forger elle-même un destin hors des sentiers tracés. Un livre hommage à une mère aimante, lumineuse et anticonformiste. Prix des libraires japonais en 2006, le livre s’est vendu à deux millions d’exemplaires.

9782869598911- Tokyo : petits portraits de l’Aube,
Michaël Ferrier (Gallimard, « L’Infini »)
« Fluide et organisée en surface, Tokyo est fougueuse et syncopée dans ses bas-fonds. (…) Dès que l’on s’en approche un peu, on est surpris de constater à quel point c’est un bordel inénarrable qui sous-tend cette apparence de rationalité. »

Michaël Ferrier est professeur de littérature à l’université de Tokyo. Il nous entraîne dans ses nuits blanches (« Les Japonais divisent la nuit en plusieurs ’soirées’ successives, comme si elle était un ruban qu’on peut découper à sa guise (…). La vie devient extensible jusqu’à ce que l’aube pointe, c’est à dire quasiment à l’infini. Souplesse exquise du temps libéré des entraves du jour »).
Quatre visions de la ville se dévoilent dans ces ‘petits portraits‘.
La ‘syntaxe de Tokyo’ se dessine encore grâce à « Quatre essais de kanjis ». Ainsi : « Rencontre, échange, intersection. Kanji assez simple en apparence, fragile, enlevé. Il signifie à la fois aller, venir, être mêlé, se mélanger A l’origine, comme on peut encore le deviner en regardant sa forme actuelle, c’est un homme qui croise les jambes. (…) Pour le tracer, commencez par le haut, une brève touche aussitôt contrecarrée... »

Cliquer ici pour voir l’Interview vidéo de Michaël Ferrier dans france-japon.net (Vimeo).

Du même auteur

arton603-e3e62- KIZU (La lézarde, Ed Arlea)
Kizu est le nom que l’on donne au Japon à la blessure, lésion légère ou plaie tranchante. (…) Il désigne aussi bien un trouble profond de l’âme que la trace d’un canif sur la table, une entaille à la surface d’un fruit
« Les grandes métropoles riches et industrieuses des Temps modernes ressemblent à ce château fort assiégé, filmé par Kurosawa dans
Le Château de l’araignée. (…) « Le Japon allait mal. (…) Instrumentalisé pour la croissance économique des années d’après guerre (profit, compétitivité, concurrence), le modèle ne supportait plus les contraintes qu’il avait engendrées: il dévorait maintenant ses propres enfants. »
Comme le narrateur, qui s’observe de l’extérieur, étranger aux autres, eux-mêmes désemparés derrière leurs carapaces sociales, on pense à Kafka. Alors que son existence lui échappe, il est de plus en plus absorbé par la fissure qui s’agrandit sur son mur et laisse passer des lézards.
« Soudain les fissures, et le bloc de nos vies se désagrège ou se recompose de tout autre manière, se défait. Les codes, les formes et les lois se trouvent entièrement déréglés. » Quand la fissure se ferme, la terre fait trembler la capitale. « On s’aperçoit que des hommes et des femmes crient, crient à perdre la raison depuis le début… »
Michaël Ferrier cite John Fitzgerald (La Fêlure) : « J’en vins à l’idée que ceux qui avaient survécu avaient accompli une vraie rupture. »

- Japon : la Barrière des rencontres (Ed. Cécile Defaut, 2009)
Le titre du livre est emprunté à l’un des plus anciens documents littéraires conservés au Japon : Les Contes d’Ise (Ise monogatari). La fille de la grande prêtresse du sanctuaire d’Ise y reçoit un dernier poème, tracé au charbon de bois sur une coupe de saké : « Mais un jour nous pourrions franchir la barrière des rencontres ». Celui qui l’a écrit se dirige ensuite vers la Barrière d’Ausaka (ou Barrière des rencontres). « Les Contes d’Ise regorgent de ce genre d’histoires, entrevues réelles ou imaginaires, rendez-vous nocturnes et flottants, étreintes fugaces dans le face à face indistinct de l’aube… »
« 
Tandis que les échanges scientifiques sont de mieux en mieux connus et que le japonisme artistique fait naître chaque année un nombre impressionnant d’ouvrages de toutes sortes, l’impact de la découverte du Japon pour les Lettres françaises reste encore peu connu et, à mon sens, mal évalué. Ce livre voudrait donc suivre sur un siècle et demi la diffusion du japonisme - ce terme qui semble aujourd’hui réservé à l’art et à la peinture en particulier – dans la littérature française. »
Michaël Ferrier propose « de passer de l’autre côté du miroir afin de mieux saisir les transferts qui se sont accomplis » dans les deux sens.
Il étudie aussi « quelque figures de passeurs adeptes de migrances et/ou de métissages qui ne se réduisent pas à des métamorphoses identitaires » : Paul Claudel, Jacques Lacan, Maurice Pinguet, Philippe Forrest.

 

MANGA CULINAIRE

n320501227659_2771- Lord of Burger,
« global manga culinaire » (Une nouvelle série signée Arleston, Alwett, Barbucci, Balak et Zimra, chez Glénat)
Cliquer ici pour voir la vidéo d’annonce de Lord of burger

L’album s’est vu dédier un site Facebook avec 456 fans. « Les dingues de gastronomie ont désormais leur manga (français). Tout y est, l’humour et la fantaisie en plus » (Le Figaro et Vous). « Drôle, coquin et taquin » ( Le Nouvel Obs). Un « global manga » trois étoiles (Actua BD).
France Info
: « C’est l’histoire d’un grand restaurant, un trois étoiles Michelin qu’un frère et une sœur feront tout pour sauver en mémoire de leur père, chef d’exception trop vite disparu. Ça parle fort en cuisine, tout doit être impeccable en salle, le jeune pâtissier séducteur arbore son col tricolore de meilleur ouvrier de France et l’héroïne joue du couteau comme un guerrier ninja. Lord of Burger réussit le mariage de la cuisine française et du manga japonais. Autre mariage, celui de la maison Casterman et des guides Lonely Planet pour de beaux « itinéraires » urbains. » Dans leur cuisine aux images, Christophe Arleston et sa brigade auraient-ils trouvé la recette miracle de la bande dessinée made in France capable de séduire les palais nipponisés des amateurs de manga ? Il semblerait bien que oui. »

GUIDE MICHELIN

- Japon: le Guide Michelin va couvrir trois nouvelles villes
Les Echos
, AFP, 22 avril 2010.
« Après Tokyo, Osaka et Kyoto, le Guide Michelin va couvrir trois nouvelles villes du Japon afin de poursuivre son expansion dans ce paradis de la gastronomie mondiale. Les villes de Yokohama et Kamakura, au sud de Tokyo, figureront dans la prochaine édition du guide Michelin Tokyo 2011, qui sortira en novembre. De son côté le guide Michelin Kyoto-Osaka, paru pour la première fois l’an dernier, ajoutera à sa liste de restaurants et d’hôtels la ville voisine de Kobe (ouest). (…) Tokyo est devenue l’an dernier la capitale mondiale des restaurants trois étoiles, avec onze récompenses suprêmes décernées par le guide Michelin 2010, contre dix à Paris. La mégapole japonaise est également la ville la plus « étoilée » du monde, avec 261 étoiles au total. Mais la France reste la patrie des meilleurs restaurants du monde, avec 26 « trois étoiles », contre 18 dans tout le Japon. »

SUSHIS FACILES

 

514UvkoAwoL._SL500_AA300_- Sushis et compagnie
Maraboutchef, Hachette. Des basiques et des recettes vraiment faciles à faire.
- Préparer des Sushis Voir la vidéo de vimeo

 

 

DANSE

- Le Festival de danse de Marseille placé sous le signe du Japon
AFP, Le Monde,
7 mai 2010.
Le festival de danse et des arts multiples de Marseille célébrera le Japon pour sa quinzième édition, organisée du 17 juin au 6 juillet dans une dizaine de lieux différents (…) Pour cette
« édition de la maturité », dotée d’un budget de 1,68 million d’euros, 21 spectacles sont proposés avec un coup de projecteur sur la danse japonaise.

  

REVUE DE PRESSE ECONOMIE, ACTUALITES (lire la suite)

- Japon : excédent commercial de 742 MdsY en avril
Cercle Finance
, 27 mai 2010. « La deuxième économie mondiale a exporté pour près de 5.900 milliards de yens, un niveau en hausse de 40% en rythme annuel, tandis que les importations n’ont progressé que de 24% à 4.145 milliards de yens. Par destination géographique, les exportations de l’archipel ont été tirées par le reste de l’Asie (+45%), tandis qu’elles ont augmenté de 34% vers l’Amérique du Nord et de 22% vers l’Europe de l’Ouest. »

- Les cosmétiques, une rare chance de promotion pour les Japonaises
Ob
s, AP, 18 mai 2010. « Créatrice vedette des produits de beauté Panasonic, Shiori Yamada est une exception dans le monde de l’entreprise au Japon. Dans cette culture dominée par les hommes, rares sont celles qui parviennent à franchir le plafond de verre et quand elles y arrivent, c’est souvent dans des domaines considérés comme typiquement féminins. (…) « Vous ne pouvez pas demander à Panasonic de changer à lui seul la culture japonaise », ajoute Mme Katsuma. Elle plaide pour des pénalités qui forceront les sociétés à embaucher des femmes et pour une modification de la législation qui réduira le très lourd temps de travail des hommes japonais. »

- Au Japon, on a le caractère dans le sang
Le Monde
, 16 mai 2005. « Quand le biologiste américain d’origine autrichienne Kark Landsteiner a déterminé, en 1909, les groupes sanguins, il n’imaginait certainement pas que, un siècle plus tard, des Japonais décideraient d’un mariage ou d’une rupture, d’une embauche ou d’un licenciement, voire d’une amitié, en fonction de cette classification en A, B, AB et O. (…) Le phénomène a déjà poussé des écoles maternelles à répartir les enfants selon leur groupe sanguin. Des entreprises ont utilisé cette classification pour leur recrutement. Il y a même un mot, bura-hara, pour qualifier le harcèlement lié aux groupes sanguins. Et, sans surprise, il y a des agences matrimoniales qui les utilisent pour établir des affinités. La tendance semble installée. Les ouvrages sur le sujet se vendent toujours bien et même les personnages des jeux vidéo les plus populaires, comme Final Fantasy, ont désormais des caractères définis par leur groupe sanguin. »

Courrier International dédie un Hors-série (2010-1 – voir plus loin) au « triomphe de l’autre Japon » (manga, cinéma, mode..). « L’omniprésence de la culture pop japonaise dans notre quotidien constitue une sorte de victoire pour le Japon, dont les assises économiques ont été fortement ébranlées au lendemain de l’éclatement de la bulle financière, dans les années 1990″, soulignent dans leur éditorial Claude Leblanc & Hidenobu Suzuki. « Mais, dans ce pays où l’impermanence est inscrite dans la pensée collective, on ne s’arrête pas devant le succès des produits culturels. (…) Le Japon n’a sans doute pas fini de nous étonner et, peut-être, de nous influencer »

SOCIETE

L’autre Japon Courrier International – 03 mars 2010.
- L’entraide fait son grand retour

« Faute d’être rentables, de nombreux magasins ferment dans les zones rurales. Mais certaines communes ne renoncent pas et cherchent à défendre leur épicerie. Depuis la disparition des points de vente des coopératives agricoles, provoquée par la fusion de ces dernières, des magasins de proximité financés par les habitants sont en train de prendre la relève. (…) Des bailleurs de fonds se sont mis eux aussi à travailler bénévolement pendant leurs moments de loisir. »
- Rien ne vaut la décentralisation

« Le vilage d’Otoineppu, est aujourd’hui peuplé de moins de 1000 personnes. Il a choisi une solution originale pour lutter contre l’exode : la création d’un lycée. Le Premier ministre Yukio Hatoyama évoque la « souveraineté régionale » au lieu de la « décentralisation », car il considère que c’est aux collectivités territoriales et non à l’Etat qu’il revient de prendre les initiatives.« 
- Quand précarité rime avec solidarité

« Face à la dégradation des conditions de travail, la résistance s’organise. De nouveaux syndicats naissent çà et là pour défendre les plus fragiles. Mais les conditions de vie des personnes sans poste fixe étaient pires encore. Le salaire quotidien des journaliers oscillait alors entre 6 000 et 7 000 yens [de 48 à 56 euros] ; même en travaillant vingt jours par mois, ils ne gagnaient guère plus de 100 000 yens [813 euros]. Ces travailleurs sans défense commencent aujourd’hui à former des mouvements syndicaux. Il s’agit d’un nouveau type d’organisations, des syndicats alternatifs, qui se caractérisent par l’absence de centre décisionnel et le développement en réseau. »
- Ce rock qui réveille les consciences endormies
« La scène japonaise se montre plus remuante et contestataire. Une évolution due en grande partie à un homme : Kiyoshiro Imawano. Le 2 mai 2009, le Japon a perdu l’une de ses plus grandes voix et l’un des personnages les plus intéressants de ces quatre dernières décennies. Kiyoshiro Imawano, musicien rock de son état, s’est éteint à l’âge de 58 ans. Il a osé faire de Kimigayo, l’hymne national, une chanson rock, ce qui n’est pas sans choquer une partie de la population la plus attachée à la tradition. La tournée intitulée
« Liberté d’expression » qui a suivi la sortie de leur cinquième album, Viva la Revolution, a été l’occasion pour cette formation de montrer que la musique restait l’un des moyens plus efficaces pour revendiquer et exprimer le ras-le-bol. »

Le Japon s’apprête à lancer une sonde et un « cerf-volant spatial » vers VénusAFP, 17 mai 2010. « Le Japon s’apprête à lancer mardi sa première sonde vers Vénus à l’aide d’une fusée qui va également déployer un grand « cerf-volant spatial » expérimental mû par la projection des particules solaires sur sa surface. (…) Les scientifiques espèrent que l’observation du climat de Vénus, souvent décrite comme « la soeur jumelle » de la Terre en raison de sa taille et de masse notamment, pourra les aider à mieux comprendre la formation de l’environnement sur notre planète. »

- La chemise du Premier ministre met en ébullition le milieu de la mode

ALeqM5iXWdFXovcktc8Qr-DnnZV4E4D-yAAFP, Les Echos, 13 mai 2010. « Le Premier ministre japonais, déjà au plus mal dans les sondages, vient de recevoir une volée de bois vert de la part des critiques de mode, outrés par une tenue vestimentaire ringarde. Lors d’un barbecue organisé récemment dans le jardin de sa résidence en présence de simples citoyens, Yukio Hatoyama arborait une chemise vichy multicolore à manches longues, composée de morceaux de tissu rouge, bleu, jaune, vert et violet. »