Café-croissant du vendredi matin – Ecologie industrielle, gestion des déchets, environnement

ECO-ENTREPRISES
- Créer une éco-entreprise : le site de l’ADEME
DECHETS ET RECYCLAGE
- Déchets : une tendance à la baisse dans les grandes villes
Maxisciences – Si la collecte des déchets est appelée à augmenter au cours des prochaines années dans les centres urbains, la tendance est inversée au niveau des grandes villes. C’est ce que révèle une récente étude du Credoc.
Alors que l’Agence européenne pour l’Environnement prévoit d’ici à 2020 une augmentation de 25% des déchets urbains en Europe, c’est une tendance à la baisse de la collecte qui est observée dans certaines grandes villes. C’est notamment le cas de Paris, où la collecte a diminué de 7% en 2009 par rapport à 2000. Si au niveau national, la production annuelle d’ordures ménagères a stagné à 420 kilos par habitant entre 2000 et 2009, Paris a vu cette production annuelle passer de 555 à 475 kilos par habitant. Une tendance également observée à Lille et Lyon, où des diminutions de 8 et 5% ont été observées, note l’étude citée par enviro2b.com.
Selon l’étude, la crise économique aurait largement contribué à cette réduction des tonnages de déchets collectés. Politiques de réduction et sensibilisation à l’écologie ont sans doute également participé à cette diminution. En outre, certains, et notamment des commerces, font appel à des prestataires spécialisés, et les déchets ainsi collectés ne sont pas comptabilisés par le syndicat intercommunal d’élimination des ordures ménagères. « La baisse de la collecte publique ne rend donc pas forcément compte de l’évolution globale de la production de déchets sur le territoire », souligne le rapport du Credoc.
- Sièges en déchets
20 Minutes – Les designers ne manquent décidément pas d’imagination pour recycler le contenu des poubelles. Et le résultat est plutôt bluffant.
Certains matériaux usagés ne demanderaient qu’à mourir de leur belle mort, après des années de bons et loyaux services. Mais c’est compter sans le talent de certains designers! Ces derniers, adeptes du mouvement écolo trendy ou slow design, s’acharnent à extirper ces déchets de leur retraite – ou de leur poubelle – pour leur donner une deuxième existence.
Ainsi, de vieux papiers ou cartons, des bouts de chiffons ou des tuyaux en plastique se réincarnent sous les traits de fauteuils et de sièges ultramodernes. Et pour une fois, on pourra dire sans remords que l’écologie, on s’assied dessus!
- Regard et Mues : art et recyclage font bon ménage
Néo planète – C’est dans l’une des galeries d’art contemporain les plus visitées de Paris que se déroule l’exposition « Regards et Mues », du 9 au 27 mars. Rendez-vous à la galerie du 59 Rivoli, Paris Ier, pour découvrir les œuvres de trois artistes ayant travaillé sur le même thème : le recyclage ! Art et écologie font décidément bon ménage…
Plus précisément ? C’est en suivant le parcours sur les deux étages de la galerie que vous découvrirez les différentes expressions artistiques de l’une des préoccupations phare de notre époque : la protection de l’environnement présentée ici par le biais du recyclage.
Les artistes ont exploré l’univers du déchet que la ville rejette en se posant une double question : existe-t-il une vie après la consommation et pouvons-nous apporter notre pierre artistique au recyclage, indispensable à l’avenir de notre planète ?
- Des actions multiples grâce à la collecte de bouchons
Ouest France – Coup de projecteur sur les différentes actions menées par l’association Fleur de Bouchons
Des actions locales : la collecte se fait exclusivement sur le département, essentiellement par le biais des écoles. Le recyclage des produits collectés est également réalisé en Morbihan. Les fonds collectés grâce à cette revente ont servi à l’acquisition de matériel et sont pour partie mis à disposition des « Amis de Santigdu » qui financent des actions sur les différents handicaps.
Un parc de matériel spécifique : l’association a en sa possession divers matériels : handibike, dernièrement un vélo couché et six joëlettes. (…)
L’association peut également mener des actions directes. « Nous avons contribué à l’achat d’un fauteuil électrique destiné à un handicapé vivant à Auray. »
Un acte écologique : le moyen choisi pour la collecte de fonds oeuvre également pour l’écologie. « Une tonne de matières synthétiques collectée assure une économie de trois tonnes, continue Jean-Claude Besse. Par ailleurs, l’entreprise recyclant les bouchons en liège naturel assure le reboisement, alors que le chêne-liège avait disparu du territoire français. »
- Production d’énergies renouvelables et croissance économique
Emploi et écologie - Si pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de CO2 que la France s’est fixée, l’utilisation d’énergies propre est nécessaire, on se posera dans ce texte la question de l’impact sur l’économie française des choix de politiques économiques visant à soutenir cette production. Dominique Guizien, membre coordinateur des EGEE soulève ces questions et y apportent des éléments de réponse.
Le Grenelle de l’environnement incite à la production d’énergie renouvelables dans le but d’atteindre les objectifs que la France s’est fixé en matière de réduction des émissions de CO2. Une partie du grand emprunt doit y être consacrée. On ne reviendra pas sur la nécessité de produire des énergies propres qui ne devrait plus faire débat (la conférence de Copenhague sur le climat s’est conclue sur un accord non contraignant, mais qui reconnaît pour la première fois la nécessité, d’un point de vue scientifique, de contenir l’évolution de la température de la planète en dessous de 2 °C).
Faut-il inciter à produire des énergies renouvelables ou à produire les biens d’équipements permettant la production de ces énergies ?
Dans le secteur de l’énergie, les choix de politiques industrielles de la France ont très largement favorisé la filière nucléaire depuis de nombreuses années. En parallèle, la France accuse un retard certain dans le domaine des énergies renouvelables, que ce soit dans la production à proprement dite mais aussi et surtout dans l’innovation et le développement de technologies permettant de les produire. Si la France rattrape partiellement son retard en matière de production d’énergies renouvelables, il n’en est rien dans le domaine des équipements permettant de produire ces énergies.
Alors que la production d’énergies renouvelables en France augmente fortement, les biens d’équipements dans ce secteur doivent être importés. La balance commerciale du secteur affiche ainsi un déficit d’environ 400 millions d’euros en 2008. Les filières du solaire photovoltaïque et des pompes à chaleur sont les principaux contributeurs à ce déficit (source Les éco-activités et l’emploi environnemental en 2008 : premiers résultats, Commissariat Général au Développement Durable, Chiffres et Statistiques N°91 décembre 2009). Le secteur de l’éolien est dominé par des entreprises danoises, allemandes et espagnoles qui subissent une forte concurrence chinoise. Le domaine du solaire est largement dominé par les entreprises allemandes, là encore menacées par les entreprises chinoises. Dans ces secteurs la bataille fait rage pour le leadership et la France ne fait pas partie des compétiteurs.
- 311.000 tonnes de DEEE collectées par Eco‐systèmes en 2010
Actu-Environnement – Eco‐systèmes a collecté 311.000 tonnes d’équipements électriques et électroniques (DEEE) en 2010, soit une hausse de 12% par rapport à 2009. Le tonnage correspond à 6,5 kg par habitant et par an. L’objectif de collecte de l’UE de 4 kg de DEEE ménagers collectés par habitant a ainsi été dépassé.
Selon Eco-systèmes, la collecte d’écrans (+29%) a fortement augment due « au passage à la télévision numérique amorcé en 2009″. Une tendance qui devrait se poursuivre tout au long de l’année 2011, selon l’éco-organisme. Les appareils électriques et électroniques collectés ont été recyclés à hauteur de 82% sous la forme de nouvelles matières premières, notamment de métaux (51%).
56% des volumes collectés ont aussi été récupérés par les collectivités locales, contre 37% par les distributeurs. L’économie sociale, quant à elle, a collecté en direct 22.970 tonnes, soit une augmentation de 12%. Eco‐systèmes compte désormais 9.505 points de collecte actifs en 2010, ce qui représente une hausse de 16% par rapport à 2009.
- Le Cradle to cradle enfin publié en France
Novethic. « La traduction française du best-seller Cradle to Cradle arrive dans les rayons des librairies françaises. L’occasion de diffuser plus largement ce concept d’écologie-industrielle encore peu connu en France.
Publié pour la première fois en 2002, l’ouvrage du chimiste allemand Michael Braungart et de l’architecte américain William McDonough a d’ores et déjà séduit 50 millions de lecteurs aux quatre coins du globe.
Le concept de ces pionniers de l’écologie industrielle « nouvelle génération » peut se résumer ainsi : rien n’est déchet, tout est nutriment. Autrement dit, le Cradle to Cradle (littéralement, « du berceau au berceau »), est un processus « qui met en œuvre à la fois l’analyse chimique des éléments à utiliser et un système social fondé sur la restitution », dixit Michael Braungart en introduction de son ouvrage. Une philosophie que les deux auteurs tentent de diffuser auprès des industriels du monde entier, notamment via leur laboratoire hollandais Environmental Protection and Encouragement Agency (EPEA). »
- Développer l’emploi en phase de croissance faible du PIB
Etats généraux pour l’emploi et l’écologie. Alors que l’évolution de la croissance est incertaine, que le chômage augmente, comment préparer les « emplois de demain », quelles formations proposer aux jeunes et aux adultes chercheurs d’emploi ? L’opinion dominante est que la croissance du PIB est nécessaire au maintien voire au développement de l’emploi. Mais le PIB est aujourd’hui officiellement remis en cause, et sa relation à l’emploi dépend autant de l’équilibre entre les dimensions quantitative et qualitative de l’activité que de la seule augmentation du produit brut.
Améliorer la qualité des services ou des produits et la durabilité des processus de production peut se traduire par une augmentation du volume et de la qualification des emplois sans augmentation du PIB.
Ceci suppose une gestion maîtrisée et collective des mutations sociales rendues nécessaires par la mutation des marchés, privilégiant l’usage (durable) à la valeur monétaire, qui engage à son tour une mutation des métiers et des emplois.
- Photovoltaïque : « Il s’agit de favoriser l’émergence d’une filière industrielle innovante »
Le portail du gouvernement. Le Premier ministre François Fillon est intervenu, le 22 février, devant l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental (Cese). En préambule de son discours, le Premier ministre s’est exprimé sur les évènements en Libye. « Je suis horrifié par le déferlement de violences et je veux dire (…) que nous condamnons la violence face à des manifestants qui, comme à Tunis ou au Caire, exprimaient simplement leur foi en un avenir meilleur », a déclaré François Fillon, ajoutant que la France prend ce jour « toutes les dispositions nécessaires pour rapatrier sans délai ses ressortissants de Libye », soit environ 750 personnes.
Sur la filière photovoltaïque, François Fillon qui avait réuni le matin même les ministres en charge du dossier, a donné des indications sur les « choix pour poser les fondations de cette filière ». Le Gouvernement s’engage « sur des volumes de marché très suffisants pour assurer une démarche de filière » et répondre aux besoins des professionnels. « Pour 2011 et 2012, ils disposeront d’objectifs de puissance encore jamais égalés ». En deux ans, 2500 à 3000 MW seront installés.
- Neuf emplois féminins sur dix sont tertiaires !
Alternatives Economiques. Par Jean Gadrey. Que peut-on faire de tels chiffres si l’on s’intéresse à l’emploi en général et à celui des femmes en particulier, dans une perspective de réduction du chômage, de création d’emplois utiles et de durabilité, d’amélioration de la qualité des emplois et d’égalité professionnelle ?…
- Ecologie industrielle à Lafarge Bouc-Bel-Air
Busibook. L’usine Lafarge de Bouc-Bel-Air, acteur régional reconnu et unique cimenterie des Bouches-du-Rhône, s’engage dans l’écologie.
L’usine Lafarge, labellisée Environnement ISO 14001, apporte une solution locale à l’élimination de certains déchets. Pour cela, elle valorise les résidus locaux dans son processus de fabrication cimentier en fonctionnant avec 1/3 de combustibles de substitution et contribue ainsi à l’élimination de pneus. Objectifs : économiser de l’énergie fossile, réduire les émissions de CO2 et la facture énergétique de l’usine.
- Du «réflexe de grand-père» à l’écologie industrielle
La Liberté - Les projets isolés d’optimisation de l’usage des ressources foisonnent
en Suisse. La mise en commun des forces s’organise, notamment dans les cantons romands et de Berne.
Faire des déchets d’une entreprise la matière première d’une autre est-il le summum de l’innovation? Plutôt le retour à «un réflexe de grand-père», sourit Benoît Charrière, directeur administratif et financier de SOFIES, une société de conseil en environnement et développement régional. Au milieu du siècle dernier, lorsque le père du «Parfait » a lancé sa fameuse pâte à tartiner à Fribourg, il a déjà eu l’idée ingénieuse de se servir de la levure de bière provenant de la Brasserie du Cardinal.
A cette synergie ne manquait que l’étiquette «écologie industrielle», attachée actuellement à la valorisation des déchets d’une filière comme ressource pour elle-même ou une autre filière.
Penser en termes d’écologie industrielle, c’est considérer le flux de matières premières et d’énergie comme un circuit fermé. L’efficience de cet outil, constitué d’une myriade de disciplines
transversales, passe par la mise en réseau du maximum d’acteurs et de facteurs possibles. «L’idée, c’est que les industries fonctionnent comme un écosystème, qu’elles se soucient de
l’impact de leurs activités sur leurs voisines », souligne Eric Plan, le secrétaire général de CleantechAlps. Ce réseau, dont le but est de promouvoir les technologies propres dans les cantons romands et de Berne, a placé l’écologie industrielle au nombre de ses priorités.
- « Pour une écologie industrielle »
Veblen Institute. L’intervention de Christophe Blavot, Cofondateur d’Écologie Industrielle Conseil, à l’Ecole de Paris du Management, le 9 décembre 2010.
Séance réalisée conjointement par l’Ecole de Paris du Management et l’Institut Veblen. Compte-rendu du débat a été rédigé par Loïc Vieillard-Baron.
S’inspirant de l’impressionnante capacité des systèmes biologiques à transformer les déchets d’un organisme vivant en nourriture pour un autre ou à mettre en place des synergies assurant le développement et la survie des organismes, des chercheurs de General Motors dans les années 1980 ont prôné une approche de l’activité humaine (industrie et consommation), visant à optimiser l’utilisation de matières ou d’énergie au sein d’un même territoire. Conceptualisée par le professeur Suren Erkman dans les années 1990, elle a donné naissance à l’écologie industrielle.
Christophe Blavot déploie concrètement cette vision dans son activité de conseil, associant les acteurs privés et publics d’un territoire pour établir une comptabilité des flux et stocks de matières et d’énergies, et leur faire découvrir des coopérations plus économes en ressources.
TOURISME
- Poids économique et social du tourisme et croissance verte
Le conseil national du tourisme (CNT) a remis son rapport. Tous les métiers seront affectés dans les comportements professionnels par le passage à la croissance verte.
Lire le rapport
ACTUALITÉS
- Edouard Philippe, président de la CODAH, maire du Havre,
lance le programme R du Temps :
80 kg de déchets en moins par habitant en 2014.
Voir le film
Voir le spot de 55 secondes
Le guide R du temps sur le site de la CODAH
CRITIQUES
- « Pierre Legendre, notre métacontemporain »
Marianne2, France Culture, L’Essai du jour, par Philippe Petit : « Le Point fixe », conférence de Pierre Legendre (aux Éditions Mille et Une nuits).
« C’est un homme qui respecte la jeunesse. La débâcle normative, la débâcle de nos jeunes, comme il dit, il ne se contente pas de l’observer, de la quantifier, de la regretter, il tente, entre autre, d’en comprendre les motifs et les raisons cachées, en jetant sur le « totalitarisme soft » de nos sociétés désabusées un regard inquiet.
Le défi, le challenge, l’efficiency, cela vaut peut-être pour le sport, mais cela ne saurait suffire à faire tenir les hommes debout. La pseudo-culture gestionnaire est une mutilation de l’homme. « Gérer sa vie » est une expression que l’on ne devrait jamais employer. Elle pousse à l’anéantissement du désir en prétendant programmer « l’imprévisible ».
(…) Ces conférences sont un résumé de ce que pense Legendre de la notion de civilisation. Notion controversée, comme on sait. Il tente de donner un contenu à la matrice judéo-romano-chrétienne et en particulier à la construction anthropologique euro-américaine. En un mot, il réfléchit sur ce qu’on appelle un héritage culturel, lequel n’est pas un simple bricolage symbolique que l’on pourrait remanier à sa guise telle une cuisine en kit. Il tente également de forger une histoire du sentiment politique en Occident. Et il insiste beaucoup sur ce qu’il appelle la méconnaissance de soi, comme quelqu’un qui ne connaîtrait pas sa ville, en ignorerait les fondements, comme un zombie. Mais ce serait trop long à expliquer. Alors « le point fixe », c’est évidemment une métaphore. « Le point fixe », c’est un moment de suspension. Une sorte de répétition générale, sans spectateurs. Ou bien un avion sans voyageurs.
(…) Ce moment de suspension, à quoi correspond-il ? Il correspond à une suspension de jugement. Afin de circonscrire le moteur juridique, de rendre compte des montages symboliques qui ont permis à l’Occident de durer, mais aussi de s’égarer, au point de chercher à se détruire. Pierre Legendre réfléchit avec force à l’institution de la Raison, au vide du Sujet, à l’abîme aussi, à la légitimité de l’État, à la différence entre les trois monothéismes.
(…) Je laisserai Pierre Legendre conclure : « faire entendre l’importance d’un point d’arrrêt, offrant la faveur de douter – état tenu pour détestable- !
Douter de la capacité de « moteurs » exténués à force de réparations dans les ateliers idéologiques aujourd’hui en ruine (sciences sociales, humaines et gestionnaires), incapables d’entraîner la pensée avec l’énergie nécessaire pour naviguer par les temps qui s’annoncent ».
ÉCOLOGIE INDUSTRIELLE
- Et si les eaux usées devenaient une source d’énergie ?
Rue89, 4 novembre 2010. « Ne pas jeter la chaleur… avec l’eau du bain. D’une température allant de 10°C à 20°C, les eaux usées (salle de bain, cuisine, toilettes) constituent un important réservoir d’énergie thermique, a priori inexploité. Des solutions existent pour mettre fin à ce gaspillage. »
- Premier Forum du Grenelle de l’Estuaire
Le reportage de TVNormandie (l’interview d’Edouard Philippe, maire du Havre)
- « Renouvellement du financement du Centre de transfert technologique en écologie industrielle de Sorel-Tracy (Québec). »
Soreltracy.com, le 2 novembre 2010 : « Le Comité d’évaluation a également reconnu l’adéquation parfaite entre les activités du Centre et sa mission qui est d’accroître la performance des entreprises et des collectivités québécoises par la recherche et le développement d’approches et de technologies novatrices en écologie industrielle privilégiant la mise en valeur des résidus, les écoproduits et l’établissement de synergies industrielles. »
GESTION DES DECHETS
- « Collectivités locales : Plastic Omnium et Orange s’allient pour la collecte des déchets »
La Tribune, le 24 novembre 2010 : » Les deux entreprises anticipent la tarification incitative prévue par le Grenelle de l’environnement.
À l’origine fabricant de bacs de collecte de déchets, Plastic Omnium propose aux collectivités locales de mieux gérer leur collecte des déchets grâce à des puces électroniques installées sur les bacs. Mais le partenariat signé ce mercredi avec Orange Business Services sur le Salon des maires va lui permettre de le faire à une autre échelle. L’opérateur téléphonique apporte en effet son expertise en matière de collecte, transmission et gestion des données, et une garantie de sécurisation. « Un point essentiel car les données en question doivent notamment permettre une tarification incitative de la collecte des déchets ménagers non triés », souligne le président de l’équipementier automobile Plastic Omnium, Michel Kempinski.
Selon cette mesure prévue par le Grenelle de l’environnement, l’administré paie en fonction des déchets ménagers qu’il produit. La mesure se fait au poids, au volume ou au nombre de levées de la poubelle. Aujourd’hui, la majorité des collectivités locales prélève une taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Assise sur la valeur locative de l’habitation, la TEOM a le mérite de la simplicité mais ne colle pas du tout avec le principe du pollueur-payeur prôné par le Grenelle. (…) L’agglomération de La Roche-sur-Yon s’apprête à la mettre en oeuvre au 1er janvier prochain. Après un test de six mois, elle a constaté une réduction de 13 % des volumes et 5 % des coûts. »
- « L’incinération, un mode de traitement des déchets toujours controversé »
Romandie News, le 25 novembre 2010 : « Neuf ans après la pollution à la dioxine, sans précédent en France, issue d’un incinérateur en Savoie, l’incinération reste un mode de traitement des déchets controversé en raison des doutes sur l’impact sanitaire et malgré une réglementation de plus en plus stricte.
Deuxième mode de traitement des ordures en France, après le stockage, l’incinération « pâtit de préjugés qui ont la vie dure« , regrette le sénateur UMP des Yvelines Dominique Braye, auteur d’un récent rapport sur le sujet. (…)
Quand est révélée en 2001 la pollution à la dioxine libérée par cet incinérateur, qui a servi d’électrochoc en France, 55 installations sont en infraction alors qu’elles auraient dû respecter les normes européennes d’émission de dioxine depuis le début des années 90.
Sous l’impulsion de l’Etat, 104 unités non conformes ferment entre 1998 et 2002. Entre 1995 et 2006, les émissions de dioxine provenant des incinérateurs ont baissé de 94% et la France respecte désormais la législation européenne.
En outre, le Grenelle de l’environnement a prévu la généralisation de contrôles plus drastiques allant au-delà de la réglementation européenne.
Mais pour les associations écologiques, de « nombreuses incertitudes planent toujours sur les impacts sanitaires » des incinérateurs français, qui rejettent chaque année en CO2 l’équivalent de 2,3 millions de voitures. »
- « Les déchets d’équipements électriques et électroniques s’amoncellent. »
Univers-nature.com, le 3 novembre 2010 : « Le 3 novembre, à la veille du quatrième anniversaire du lancement de la filière française de collecte sélective et de valorisation des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), les associations des Amis de la Terre et le Cniid (1) dénoncent l’enlisement qui caractérise cette filière. Selon elles, 60 % de ces déchets ne sont toujours pas collectés séparément à l’heure actuelle. »
- Où en est la collecte des déchets générés par la tempête Xynthia ?
Actu-environnement, le 3 novembre 2010 : « Neuf mois après la tempête Xynthia qui a ravagé la Vendée et la Charente-Maritime, les traces de la catastrophe sont encore visibles. Si le plus gros des déchets a été ramassé, de nombreux résidus doivent encore être traités.
Plus de 6.000 tonnes de déchets, 6.400 véhicules hors d’usage (VHU) et 70 tonnes de cadavres d’animaux… Tels sont les tonnages de déchets générés par la tempête Xynthia.
Mauvais état des digues, zones inondables urbanisées et faiblesse de la prévention du risque inondation. La France a pris conscience de ces failles dans la douleur après le passage de la tempête Xynthia.
Selon Guy Soulié Belrepayre, directeur de l’unité territoriale DREAL Poitou-Charentes, subdivision de Charente-Maritime, »les déchets stockés temporairement dans les déchetteries ont été envoyés en décharges et les gravats vers des stations de recyclage ou de centre de stockage de déchets inertes. Les déchets issus d’un pré-tri ont été envoyés dans les dépôts de ferraille avec les véhicules noyés ». Beaucoup de Véhicules Hors d’usage (VHU) ont été stockés dans des aires autoroutières ou le parking du parc des expositions de la Rochelle : »ces véhicules une fois déclarés impropres à la circulation sont désossés dans des centres VHU mais cela nécessitera encore quelques mois avant que tous les véhicules soient complètement pris en charge », a-t-il souligné. »
-Déchets : Paris autopsie ses poubelles
Maxisciences, le 23 novembre 2010 : « Dans le cadre de la Semaine européenne de la réduction des déchets, qui doit s’achever le 28 novembre, le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid) a lancé une campagne pour le moins originale afin de sensibiliser à la nécessité d’une réduction substantielle des déchets. Samedi, place de la Nation à Paris, les sacs poubelles de nombreux volontaires ont été « autopsiés », avec pour visée de déterminer les déchets évitables.
Samedi, deux jours avant le lancement de la Semaine européenne de réduction des déchets, la place de la Nation a accueilli un immense sac poubelle, haut de 1,5 mètre, qui symbolisait les 400 kilos d’ordures ménagères que jette en moyenne un Français chaque année. Un chiffre impressionnant, qui représente notamment 44 kilos de plastique, 20 kilos de prospectus publicitaires et 110 kilos d’emballages.[…] »
-Semaine européenne de réduction des déchets Libérons-nous de nos déchets !
France Nature Environnement, le 19 novembre 2010 : « Du 20 au 28 novembre 2010 a lieu la Semaine Européenne de Réduction des Déchets. Cette année, une cinquantaine d’associations de France Nature Environnement s’investissent sur le terrain pour sensibiliser le grand public à la réduction des déchets. Mettre sa poubelle au régime, c’est possible ! Environnement, porte-monnaie, santé… tout le monde y gagne !
Entre poubelle, point de recyclage et déchèterie les collectivités doivent s’occuper chaque année de 594 kg par habitant en France (Ademe 2008). Un chiffre qui a doublé en 30 ans ! Selon Pénélope Vincent-Sweet, pilote du Pôle Industrie Produits Services de France Nature Environnement, « stockés ou incinérés, ou même recyclés, ces déchets ont un coût environnemental et financier. » En moyenne, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) dépasse les 100 euros par an et par foyer. Elle est par ailleurs en constante augmentation : 66% entre 2001 et 2008 (1). Les déchets représentent ainsi une part croissante dans le budget des ménages.[…]«












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